| retour librairie | Un Nuage de Poésie Mes amours, mes amitiés, mes joies, mes désirs, mes erreurs, mes souvenirs, mes espoirs, mes regrets,
mes envies, |
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S'il ne me reste plus que la
douceur des mots Si je me réfugie dans de sombres
illusions Quand un ange descend m'annoncer
le complot Qui fera dans mon âme renaître
la passion Qui me fera relire encore entre
les lignes La peur de l'avenir et du coup de
grisou Dans le ventre du temps ignorant
tous les signes Venus de l'inconnu et d'un tas de
cailloux. Je m'invente des jeux qui
m'apportent un sourire Quand le petit matin m'enlève le
sommeil Et que la vie s'en vient sans le
moindre soupir Me montrer dans le ciel un bien
maigre soleil Qui traîne des journées dépourvues
de lueur Enivrantes peut-être mais privées
de l'enfer Où l'on peut se vautrer à la
suite d'erreurs Commises sans penser que revient
la misère. Je reprends par la main ce clown
un peu bizarre Qui depuis bien longtemps gouverne
mes envies Encombrant ma mémoire, mélangeant
mes amarres Secouant mon bateau jusqu'à ce
qu'il charrie Les monceaux de colère, de
regrets et de pleurs Qui s'entassent dans mon cœur qui
déjà en déborde Et qui voudrait flâner dans un
grand champ de fleurs Où viendrait se repaître son
innombrable horde. Mon rêve se poursuit oubliant les
prières Et les mots que l'on dit sans y
penser vraiment Quand la pluie de l'hiver fait
gonfler la rivière Faisant trembler les pères et
pleurer les enfants La vie m'a apporté tout un tas de
chimères Et j'ai tout partagé à mon ami
le vent Qui bien sûr en soufflant a poussé
les frontières Au-delà des limites que nous
offre le temps Si tout l'or qui jaillit des
profondeurs de l'ombre S'éparpille dans les songes et
les rêves perdus Il ne restera plus de petits
endroits sombres Où la mémoire se plait de ses
jeux incongrus Et il faudra choisir, un bandeau
sur les yeux Quel est le côté cour ou le côté
jardin Où s'en va le chemin qui exauce
les vœux Et où va cette route où l'on serre des mains |