| retour librairie | Chante, Chantons, Chantez Mes amours, mes amitiés, mes joies, mes désirs, mes erreurs, mes souvenirs, mes espoirs, mes regrets,
mes envies, |
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Il
était assis dans son coin Il
sirotait son verre de vin Une
sorte de mauvais pinard Qu'il
dégustait comme un Pommard Il
n'a jamais levé sur moi Sa
main que je savais de bois Tant
elle avait bien des années Gagné
le pain qu'il nous fallait Quand
on demandait quelquefois Pour
ma mère, mon frère ou bien moi Quelques
objets utiles ou non Il
s'lancait en fabrication Si
j'étais triste j'étais gai Il
se taisait ou il riait Quand
je faisais quelques exploits Il
en était plus fier que moi Papa,
papa, si tu étais là Papa,
papa, j'ai tant besoin de toi
Il
ne pleuvait pas de millions Pourtant
la vie avait du bon Le
fils du roi des Amériques Pouvait
bien garder tout son fric
Je
nous revois en plein juillet Entre
Lyon et Montpellier On
le sentait si guilleret On
reniait le monde entier Et
en automne, quand nous cherchions Tous
ensemble des champignons J'ai
jamais pu savoir pourquoi Il
en trouvait bien plus que moi Et
puis l'hiver, le vent, le gel Quand
le froid nous brisait les ailes Son
visage qui ne changeait pas Nous
réchauffait comme un feu d'bois Papa,
papa, si tu étais là Papa,
papa, j'ai tant besoin de toi |