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Et revoilà la lune
Qui
éclaire mes rêves
De
parfums de lagune
Avant
que ne se lève
Le
soleil sur les dunes
Pour
faire monter la sève
Et réchauffer les os
Qui s'endorment pourtant
En se courbant le dos
Attendant que le vent
Guide la météo
Vers un autre printemps
Celui
qui donnera
A
mes yeux fatigués
Un
tout nouvel éclat
De
bonheur mérité
Par
les tendres émois
Et
les sourires donnés
Faisant monter en chœur
La douce mélodie
Que l'on connaît par cœur
Car elle conte la vie
En mélangeant des fleurs
A nos tendres envies
Et
ces jolis bouquets
Aux
tons multicolores
Effacent
les regrets
Que
nous gardions encore
Au
fond de nos secrets
Bien
avant l'âge d'or
Qui s'en vient à pas lents
Nous prendre par la main
Pour nous dire simplement:
" Le temps n'est plus très loin
Il est l'heure maintenant
De prendre le bon train"
Il
faudra en descendre
Dans
la bonne station
Que
ce soit dans les Flandres
Ou
en pays wallon
Et
quitter les méandres
Que
suivent les wagons
Surtout celui du fond
Qui est encore si lourd,
Tant que sa cargaison
Ralentit le parcours
Que nous retrouverons
Tout au long de nos jours
Il
ne faudra jamais
S'éloigner
du chemin
Qui
longe en secret
Les
contours du destin
Quand
on a ses regrets
Dans
le creux de la main
Ces lignes sont tracées
Bien profond dans la peau
Sans jamais s'effacer
Elles renferment le sceau
Qui garde le passé
A l'abri des badauds
Mais
comment enrayer
Cette
mélancolie
Les
vestiges du passé
Font
partie de la vie
La
seule panacée
Est-elle
dans la folie ?
Et pourquoi faire mourir
Ces tristes souvenirs
Au lieu de s'en servir
Pour enfin repartir
Dans un autre désir
De se refaire plaisir
Il
y a des blessures
Qui
quoi que l'on en dise
Restent
en forme pure
Dans
un état de crise
Mais
il y a, j'en suis sûr
Des
gains pour toute mise
Est-il plus beau cadeau
Qu'un sourire le matin
Quand on a mal au dos
Sous le poids d'un chagrin
Ou qu'un vieux coup d'couteau
Se réveille soudain ?
Tout
est toujours en fait
Question
de circonstance
Car
lorsqu'on est en dette
D'amour
ou de souffrance
On
accepte la défaite
Des
tréfonds de l'enfance
Et on s'explique ainsi
Bien souvent sans l'admettre
Qu'on perd tous les paris
Que l'on veut se soumettre
Alors qu'ils sont partis
Comme le fait une lettre
haut
de page
J'ai
eu vent d'un assaut
Qui
me s'rait fait demain
Je
vais donc tout de go
Prendre
l'affaire en main
Pour
remettre à zéro
Votre
futur destin
Quel est ce maléfice
Qui viendrait à nouveau
Prendre les bénéfices
Traînant sur mon bureau
Où germent les indices
D'un tout autre boulot ?
Vous
parlez de boulot
Vous
le divin rêveur
Sachez
que ce bon mot
Fait
offre de labeur
Ce
n'est pas votre lot
A
chacun son bonheur
Je crois bien que je cale
Direz-vous qu'il me faut
Une rivière, un canal
Pour y jeter mes os ?
Ou alors, plus banal
Une pompe à vélo !
Pouvez-vous
m'expliquer
Exactement
l'endroit
Où
il faudra brancher
Cet
instrument étroit
Afin
de redonner
De
l'ardeur à vos doigts ?
Peut-être que le gel
Qui vient du pays froid
S'en ira sous le sel
Et qu'un morceau de bois
Raviv'ra l'étincelle
Qui met le feu en moi
Là,
je viens de comprendre
Pourquoi
: "pompe à vélo"
Pour
raviver les cendres
Comme
pour un brasero
De
votre cœur trop tendre
Et
votre humble cerveau
Où se pose toujours
La furtive mésange
Qui traverse les jours
Sans déranger les anges
En chantant de l'amour
Les mélodies étranges
Ah
! Musique céleste
Qui
passe sans qu'on l'entende
Et
fait mourir les gestes
Des
perdus de la lande
Tellement
qu'il ne reste
Que
des gens qui attendent
Avec le nez en l'air
Ne regardant nulle part
Attendant que la mer
Amène l'oiseau rare.
Mais restons sur la terre
Et quittons cette gare
Tout
en suivant les rails
Qui
nous mènent au réveil
Admirons
nos semailles
Aux
nulles autres pareilles
Qui
poussent vaille que vaille
Au
jardin des merveilles
Celui qu'on imagine
Constamment peint en bleu
Et puis qui se débine
Sitôt qu'on n'est plus deux
Ou que l'on redessine
Un nuage dans les cieux
Un
de ceux qui s'écoulent
En
rivière de larmes
Pour
inonder la foule
Qui
dépose les armes
Dans
une tour où se saoule
L'abandon
de tout charme
Pour s'y retransformer
Caché de la lumière
En nouveau flibustier
Aux allures guerrières
Ou en tristes ramiers
Perdu dans la lisière
Il
me semble qu'au temps
Des
féroces guerriers
Vous
étiez le géant
Gardien
du feu sacré
Mais
dites-moi comment
Tout
cela a cessé ?
J'ai le cœur qui explose
Quand je lis vos paroles
Et pourtant je me pose
Bien loin de ces gondoles
Où j'ai caché des choses
En attente d'envol
Entre
tour et nuage
Quand
je pourrai planer
Loin
de tous ces messages
Qui
font souvent douter
Je
vivrai de partage
Jusqu'à
l'éternité
Dans un joli jardin
Rempli de vérité
Et de sable tout fin
Où je pourrai rouler
Sans perdre mon chemin
A longueur de journée
Et
si dans ces méandres
Je
perds un peu le nord
Je
n'devrai me défendre
Contre
aucun coup du sort
Car
monter ou descendre
Me
mènera au port
haut
de page
Moi ce que j'aimerais
C'est que la vie me passe
Un p'tit coup de balai
Qui fasse de la place
Pour ranger mes secrets
Et mes nouvelles grimaces
Tant
qu'elles sont simiesques
Vous
pouvez les montrer
Car
jamais le grotesque
Ne
pourra nous tuer
Puisque
lorsqu'on est presque
On
n'est jamais entier
Je crois qu'on a en soi
Des possibilités
Qui s'éveillent parfois
Au sortir d'un été
Quand le cœur en émoi
Se remet à vibrer
J'ai
l'audace de croire
Que
tous les doux rêveurs
Font
naître eux-mêmes l'espoir
Qu'ils
ont au fond du cœur
Car
lorsque tout est noir
Ils
y voient des couleurs
Ce qui les autorise
A regarder la lune
Et d'y voir la banquise
Qui se fout de la une
Car en toute franchise
C'est là qu'ils font fortune
A
la banque du rêve
Ils
déposent leurs avoirs
Et
arrosent de sève
Leur
folie chaque soir
Pour
ne pas que s'achève
L'écrit
de leur grimoire
Qui ne servira pas
A transformer le monde
Mais qui adoucira
La bêtise profonde
Qui n'arrêtera pas
De faire tourner la ronde
Des
hommes si sympathiques
Qui
le peuple si bien
Ce
n'est pas une critique
Mais
je préfère les chiens
Pour
un instant magique
Ils
ne demandent rien
Sinon une caresse
Et une bonne parole
Pourvu que la tendresse
S'écoule dans un bol
Et les yeux plein d'ivresse
Ne verront que l'idole
Les
yeux dans un nuage
Qui
surplombe une tour
Ils
croient voir une plage
Aux
infinis contours
Ce
n'est qu'un marécage
Entouré
de vautours
Qui n'ont qu'une seule idée
C'est de nous voir pendus
Aux branches desséchées
D'une vie éperdue
Entre l'âme adorée
Et les bâtons rompus
S'il
faut casser du bois
Je
peux m'en occuper
Même
si ça jette un froid
Dans
vos belles assemblées
Laissez
nous notre joie
Elle
ne peut vous blesser
haut
de page
Il y a des jours maussades
Où
manquant de messages
Je
n'ai pas de parade
Lorsque
monte la rage
Comme
un marquis de Sade
En
manque de pucelage
Je n'ai à vous offrir
En cet instant présent
Qu'un maigre souvenir
De nos écrits d'antan
Je dois redevenir
Un écriveur du temps
Ah!
le temps parlons-en
Tellement
aléatoire
Que
le moindre des ans
Peut
effacer l'espoir
Dans
le cœur d'un enfant
Qui
n'demandait qu'à croire
Et puis le temps passa
Et puis l'enfant grandit
Et le temps se figea
Quand survint l'indécis
Mais maintenant voilà
Que le temps s'assagit
On
peut se reposer
Mais
ne pas s'endormir
Sur
ces divins lauriers
Qui
nous ont fait frémir
Afin
de savourer
La
douceur d'un sourire
Sur un visage ami
Au lever d'un beau jour
Que l'on voudrait béni
Par les saints de l'amour
Pour rejeter l'ennui
Jusqu'au bas de la tour
Pour
qu'il se noie enfin
Au
fond des marécages
Y
laissant le malsain
Et
les mauvais présages
Qui
formeront demain
De
bien sombres nuages
Transportant en leur sein
De terribles orages
Mais si l'on s'y prend bien
Ecoutant les adages
Nous suivrons le chemin
Que nous montre les sages
Pourront-ils
expliquer
Les
raisons de nos pleurs ?
Car
on ne peut rester
Stoïque
devant les cœurs
Qui
se laissent inonder
Souvent
face au malheur
haut
de page
Quand l'écriture d'un livre
Empêche
mes envies
Faut-il
que je m'enivre
Pour
faire face aux folies
Qui
jamais ne délivrent
Ce
que ma tête crie
Pour éteindre les mots
Qui sans cesse résonnent
Et provoquent des maux
Qui jamais n'abandonnent
Car ils ont sur leur dos
Des idées qui se donnent
Car
on ne peut jamais
Endiguer
les pensées
Même
quand on se tait
Elles
peuvent s'échapper
Pour
voler vers le vrai
Qui
est leur destinée
Jusqu'au bout du chemin
Qui rejoint l'horizon
Mais qui reste bien loin
Puisque le monde est rond
On n'est jamais certain
Lorsque tout se confond
Ni
des mots, ni des gestes
Qui
se noient dans la brume
Et
puis lorsque ne restent
Que
des yeux qui s'allument
On
peut tomber la veste
Et
tant pis pour les rhumes
Que l'on pourra soigner
Sous les regards brûlants
Qui viennent d'éclairer
Les nocturnes tourments
Qui s'étaient installés
Dans un autre printemps
Alors
pourquoi se taire
Il
faudrait sublimer
Nos
visions du désert
Pour
enfin apprécier
La
vie sur cette terre
Qu'il
nous faut assumer
Et réussir au mieux
L'examen de passage
Qui sera à nos yeux
Un merveilleux hommage
A nos visions des cieux
Pour notre long voyage
Dans
les tréfonds de l'âme
Où
l'on pourra sans peur
Et
peut-être sans drame
Accéder
au bonheur
Sans
qu'une trace d'infâme
Se
dresse au fond du cœur
Endurci par les ans
Et cependant si tendre
Que le plus petit vent
Pourrait même le fendre
Et pourtant il s'éprend
Quand on veut bien l'entendre
Cœur
à cœur, corps à corps
Argument
de dément
Car
hélas c'est le sort
Des
amants du néant
A
la vie à la mort
S'il
nous reste du temps
Le temps, je me le prends
N'en déplaise à la mort
Qui sans doute m'attend
Mais cette vie que j'adore
Peint mon nuage en blanc
Et je reste à son bord
Tant
qu'elle voudra de vous
Mordez-y
à pleines dents
Le
refuge des fous
Est
fait pour les vivants
Ce
nuage entre nous
N'est
qu'une tour d'enfant
Mais c'est là que je trouve
Du baume pour mon cœur
Et c'est là que je couve
Mes essences de fleurs
Sans jamais qu'une louve
Ne vienne à l'intérieur
N'ayez
pas l'esprit sourd
Ne
vous en faites pas tant
C'est
une mise à jour
Qui
vaut pour tout dément
Car
sachez que ma tour
Fait
partie du néant
haut
de page
Perdre
un peu ses arrières
Est-ce
une vue vers l'avant ?
Ou
une âme "désert"
Qui
ne prend que du vent ?
Le
rêve en bandoulière
Et
le cœur peu cassant
A nouveau je regarde
Tout droit vers l'horizon
Et je baisse la garde
Qui protège mon front
Tant pis si par mégarde
Je me prends un marron
Votre
petite armure
Doit
être bien friable
Pour
qu'au moindre murmure
De
vent désagréable
Vous
tombez la figure
Au
plein milieu du sable
Mais je ne désire pas
M'habiller de ferraille
Qui ne protège pas
La tête ou les entrailles
Et qui ne me dit pas
Si l'enjeu est de taille
Ha!
si vous avez peur
Des
habits de défense
Cachez
donc votre cœur
Dans
un profond silence
Afin
que le bonheur
Ne
lui fasse pas offense
C'est qu'il en faut des heures
Pour bien se reconstruire
Un nuage de fleurs
Et de nouveaux sourires
Dans ce monde où la peur
Se plaît à tout détruire
Le
monde est fait ainsi
Mais
il reste l'espoir
Que
le total oubli
Ne
couvre nos mémoires
Et
ne sonne l'hallali
De
nos vies dérisoires
Qui ont pourtant couru
Par delà les chemins
Qui étaient inconnus
Même des plus malins
Que peut-être on eut dû
En faire un beau dessin
Le
problème des dessins
C'est
qu'ils peuvent s'effacer
Et
ne laisser plus rien
Qu'une
esquisse diluée
L'esprit
est plus certain
Il
subsiste en pensée
Mais il peut oublier
Et s'envoler aussi
Quand le corps fatigué
Se couche dans un lit
Que l'âme a déplacé
Dans le vide infini
Celui
que vous aurez
Au
milieu de vos rêves
N'est
pas un vide entier
Ce
n'est rien qu'une trêve
Il
est vite inondé
Lorsque
le jour se lève
Et que les oiseaux chantent
Les nouvelles couleurs
Que la nature invente
Pour habiller les fleurs
Et que se représente
Un destin bien meilleur
Ah!
vous voilà malin
Avec
vos petites fleurs
Et
ce fameux destin
Bonheur
ou bien malheur ?
Ne
comprenez-vous point
Les
mirages du cœur ?
Est-ce ma faute à moi
Si mon cœur voit du blanc
Au travers des envois
Qui nous viennent des temps
Où les jours sont si froids
Qu'on y claque des dents ?
Le
froid réveille bien plus
Que
la chaleur torride
Même
si certains gugusses
Aux
cerveaux plutôt vides
Se
frappent le plexus
Et
font bronzer leurs bides
Sur des plages jonchées
De veillées interdites
Par de vagues pensées
Qui ne sont pas traduites
De peur que des nausées
Se déclarent à la suite
Les
plages ne sont belles
Que
non troublées par l'homme
Depuis
qu'Eve la pucelle
Brancha
son CD rom
Il
se croit dieu du ciel
Il
n'est que roi des pommes
Celles qui de la branche
Se sont désunifiées
Pour éviter qu'on tranche
Leur uniformité
Et que même le dimanche
Elles pourrissent en entier
Comme
le cœur des humains
Qui
n'ont même plus le temps
De
se donner la main
Et
vivre en partageant
Tous
les soirs et matins
Qu'on
leur donne en présent
Ce qu'on donne d'une main
Une autre le reprend
Nous disant que le bien
C'est de grouper les gens
D'en faire des orphelins
Et de sucer leur sang
Pourquoi
faut-il toujours ?
Qu'il
y ait du mépris
Dans
les moindres détours
Que
peut faire leur esprit ?
Est-ce
un compte à rebours
Pour
un autre défi ?
Pour une autre revanche
Alors pardonnez-moi
Si à nouveau je penche
Au gré de mes émois
Vers la douce pervenche
Et non vers le putois
Mais
bougre d'utopiste !
Ne
voyez-vous donc pas
Que
le bout de la piste
N'est
pas là où l'on croit
Etes-vous
trop optimiste
Pour
voir que tout s'en va ?
Bien sûr que je le sais
Et même que je le vois !
Mais on ne peut changer
Ce qu'on ne connaît pas
Qu'il soit bon ou mauvais
Le chemin fait son choix
Oui
mais tout carrefour
Fait
objet d'une option
Quand
on sait les contours
De
la pure déraison
On
avance à pas lourds
Vers
son ultime maison
Qui élève ses murs
Pour cacher le jardin
Où les rêves sont purs
Et cousus de satin
Et se reposent sur
Une planche en sapin
Un
jour il faudra bien
Que
l'on en ait plusieurs
De
ces planches de sapin
Lorsque
sonnera l'heure
De
notre dernier bain
Par
arrêt de "bon cœur"
Ce jour là j'aimerais
Qu'avec une cuillère
Et un petit sachet
On jette ma poussière
En ces mosans reflets
Où mon fleuve est si fier
Vous
ne serez plus là
Pour
bien le vérifier
Car
on n'invite pas
Les
esprits libérés
Mais
vous, tout comme moi,
Partirez
en fumée
J'espère qu'elle sera claire
Pour pouvoir habiller
Un nuage éphémère
Et qu'un écervelé
Rêveur et solitaire
Viendra y habiter
Ah!
ce fameux nuage
Comment
en faire le tour ?
Jamais
il ne partage
Ses
fabuleux atours
Mais
je vois mieux la plage
Du
sommet de ma tour
D'où monte vers la lune
Des accords de guitare
Racontant à la une
Des histoires bizarres
Décrivant la lagune
Et les villes barbares
Quand
seront terminés
Nos
rêves chimériques
Nos
inutiles pensées
Et
nos vies pathétiques
Il
y aura l'apogée
Du
guerrier pacifique
Celui qui a la rose
Au bout de son fusil
Ou bien celui qui n'ose
Sortir de ce fournil
Où dans un coin repose
De terribles outils
Pour
faire le ménage
Dans
la tête des gens
Pour
laver les outrages
Qu'ils
ont fait aux enfants
Et
leur dire que leur âge
N'est
rien qu'un fait du temps
Celui du souvenir
Celui où l'on prépare
Celui qu'on peut offrir
Et celui qui démarre
Le temps qu'on voie venir
Et le temps du départ
haut
de page
Un ciel pur, une étoile
Qui
peut-être me protège
En
entourant d'un voile
Tous
les faux privilèges
J'éviterai
les toiles
J'éviterai
les pièges
Et tous les sacs de nœuds
Ceux que l'on cherche ou pas
Et qui mettent le feu
Aux envies que l'on a
Mélangeant tous nos jeux
Pour s'en retrouver là
Tous
les colin-maillards
Et
tous les chats-perchés
N'ont
jamais pris une part
Dans
notre destinée
Car
lorsqu'il est trop tard
On
ne peut plus jouer
A moins qu'un piano
Oublié dans un coin
Nous prête un peu son do
Pour y poser les mains
Et qu'on trouve les mots
Pour attendre demain
La
musique n'est pas jeu
Elle
fait partie de l'âme
Dans
un contexte heureux
Elle
est le cerf qui brâme
Si
elle perd ses enjeux
Elle
ne donne que des blâmes
Elle correspond si bien
A tous les sentiments
Qu'il suffit le matin
D'en prendre en se levant
Pour que tous les chemins
Paraissent plus charmants
Elle
peut également
Etant
mise en paroles
Se
mélanger au vent
Et
à ses paraboles
Pour
modifier le temps
De
la nature folle
En apportant ainsi
A quelques éclairés
Un parfum de Paris
Et de Champs-élysées
Ou un peu de country
Au cow-boy désarmé
Même
à ceux qui n'ont plus
Que
leurs yeux pour pleurer
Parce
qu'ils ont trop cru
Au
pouvoir des baisers
Elle
apporte la vertu
Des
moments enchantés
Des moments où la pluie
Coule sur le visage
Nous disant que l'ennui
Va changer de rivage
Et que le soleil luit
Quelque part sur la plage
Et
si ce concerto
Dirigé
par la mer
Nous
fait froid dans le dos
Par
ses parfums d'hiver
Posons-y
tous nos mots
Pour
le rendre moins fier
Qu'il rosisse de plaisir
En pratiquant le verbe
Quand il verra venir
Comme une énorme gerbe
Le mélange du plaisir
Et la douceur de l'herbe
Balayée
par le vent
Qui
d'un souffle discret
Entonne
un air charmant
Dont
il a le secret
Entraînant
les passants
Dans
ses endroits plus frais
A l'ombre des palmiers
Les pieds en éventail
Avec pour s'aérer
Quelques fétus de paille
Et se désaltérer
D'un bon jus de papaye
Et
pour s'émerveiller
D'un
simple vol d'oiseau
Avoir
le cœur léger
Et
l'âme bien au chaud
Dans
un corps sublimé
Par
un juste repos
haut
de page
Est-ce cause d'oubli
Ou
bien velléité
Ce
manquement d'écrits
Qu'il
me faut supporter ?
En
me lançant défi
Vous
allez me fâcher !
Je ne sais que vous dire
Pour vous rendre plus doux
En sentant bien venir
Votre noble courroux
Je ne peux que frémir
Car j'ai horreur des coups
Ne
prenez pas de risques
Ne
croyez pas au peps
Pour
entendre vos disques
Pas
besoin de forceps !
Ce
n'est pas de la bisque
Qu'il
y a dans mes biceps
Mais il n'est pas besoin
De muscles en acier
Pour parer un refrain
De notes en papier
Et le cœur plein d'entrain
Le télé-chantonner
Me
voilà rassuré
Vous
employez vos doigts
Afin
de m'expliquer
Du
silence le pourquoi
Je
peux donc reglisser
Mes
flèches dans leur carquois
Gardez-en je vous prie
Quelques-unes trempées
Dans l'encre de la vie
Qu'elles servent à la dictée
De nos dîves folies
Pendant quelques années
Pourquoi
pas millénaires
Pendant
que vous y êtes ?
Imaginez
les airs
Qu'on
jouera lors des fêtes
De
quoi aurions-nous l'air
Avec
nos vilaines têtes
On n'est pas obligé
De mettre la photo
De notre identité
Mélangée à nos mots
Nous montrant tout ridés
Et couchés sur le dos
Puisque
la fin est proche
Autant
en profiter
J'ai
quelques sous en poche
Pour
un peu m'amuser
Oui
je sais, je m'accroche
Mais
comment l'éviter ?
On ne peut qu'accepter
Que la vie continue
Quand les jeunes années
Nous envoient dans les nues
Peut-on nous reprocher
De les avoir connues ?
Il
vaut mieux, c'est certain
L'éternelle
jeunesse
La
pensée d'une main
Caressant
une fesse
Que
la vie d'un vieux chien
Prisonnier
de sa laisse
"Qu'avez-vous dans le cou ?"
Avait dit en passant
Le jeune et fougeux loup.
"Ce doit être un enfant"
Répondit le chien doux
"Qui a mordu dedans"
Le
loup dans sa colère
Dit
à ce chien en laisse:
"Ce
n'sont pas des manières
Il
faut que cela cesse
Tu
mords, quelle misère,
La
main qui te caresse"
Il y a bien longtemps
Que mes dents sont cassées
Fit "bobby" calmement
Il reste mes idées
Et quelques faux-semblants
Pour un peu m'amuser
Tout
dépend, c'est certain
De
la façon d'agir
Quand
on vit dans le bien
On
mérite des sourires
Mais
pour bien des humains
On
peut s'attendre au pire
Je suis de moins en moins
Persuadé du fait
Que d'apporter le bien
Fait la route plus nette
Et que le quotidien
S'écrit de " A" à "Z"
N'oubliez
pas non plus
Que
dans différents "K"
Il
faut beaucoup de "Q"
Pour,
en partant du "A"
Sans
voir passer le "U"
Voir"Z"
venir à soi
Mais ce qui a vécu
Pour ne jamais mourir
Nous fera tous élus
Ou peut-être bien pire
Nos folies seront lues
Mais qui pourra le dire ?
Si
elles sont appréciées
Par
les gens que l'on aime
Elles
font étinceler
Nos
vieilles âmes bohèmes
Et
donnent des idées
Aux
enfants de nos thèmes
haut
de page
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