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Une
prose alexandrine
Pieds
et rimes y confèrent
D'une
musique divine
Qui
ne peut que me plaire
Voilà
ce qui termine
Cette
sortie du désert
Sans tambour ni trompette
Sans même un adjudant
Pour tenir la baguette
Mais un soleil flambant
Qui réchauffe la tête
Et fait rire les enfants
Et
pour bien profiter
De
ces divins rayons
Aller
se promener
En
évitant les ponts
Afin
de colorer
Nos
joues et nos fronts
Et nos torses blanchis
Sous les chauds pull-overs
Pour protéger ainsi
Notre corps de l'hiver
Car les nerfs sont raidis
Quand le cœur à souffert
D'avoir
du trop attendre
Ce
moment singulier
Où
pour ne pas descendre
Au
bas de l'escalier
Il
faut aller s'étendre
Tout
au fond du grenier
Où se sont entassés
Mes livres et mes cahiers
Des romans tout entiers
Qu'il me faut commencer
Des encres évaporées
Et des plumes séchées
Comme
de vieilles larmes
Qu'il
me faut oublier
Caché
derrière le charme
D'un
serment fatigué
Il
me faudrait des armes
Pour
ne point me fermer
Les yeux et puis le cœur
Quand passent les reproches
Souvent venus d'ailleurs
Et que la peur s'accroche
En blessant l'intérieur
De mes pensées "gavroches"
Que
j'avais cultivées
Pendant
des millénaires
La
casquette pliée
Et
le regard en l'air
Essayant
de garder
Mes
pensées les plus fières
Qui parlaient de conquêtes
De victoires, d'évasions
Loin des horizons bêtes
Aux creux de mes passions
Qui se passent de quêtes
Et de révolutions
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