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Je n'aime pas les anges
Qui viennent poser leurs ailes
Quand il faut que je mange
L'honneur d'une pucelle
Sans traîner dans la fange
Ses satanées dentelles
Qui nous viennent de Bruges
Ou parfois de Bruxelles
Ou bien sans qu'on ne juge
D'un autre parallèle
Sans aucun subterfuge
Pourvu qu'elles nous soient belles.
Car
la vue on le sait
Est
toujours subjective
On
peut trouver très laid
Un
matin qui arrive
Lorsque
l'on se complaît
Dans
une nuit lascive
Et qu'on peut oublier
Simplement quelques temps
Que le ciel est gelé
Dehors sur tous les gens
Et que l'on peut aimer
Encore quelques instants
Le
temps de voir passer
De
l'hiver les méfaits
Et
de ne plus penser
Qu'aux
choses qu'on aimait
Et
de se réveiller
Près
d'un tendre secret
Aux senteurs printanières
En laissant bien dormir
Nos vieilles idées guerrières
Nos tristes souvenirs
Pour hisser la bannière
D'un nouvel avenir
Celui
qui pourrait être
Parsemé
de bonheur
Celui
qui ferait naître
Au
sein de notre cœur
Des
milliers de fenêtres
Avec
vue sur les fleurs
Qui poussent toute l'année
Sur le bord de ce lac
Où passe mon aimée
Récoltant dans son sac
Ce que dans mes pensées
J'espère tout en vrac
Que
ce soient des caresses
Des
sourires ou des jeux
Ils
seront de tendresse
Si
on est amoureux
Et
que jamais ne cesse
Le
bonheur d'être deux
Et de tout partager
Et l'amour et la peur
De pouvoir s'égarer
Du merveilleux bonheur
De toujours regarder
Ensemble la même heure
Qui
pourrait être belle
Si
un jour elle voulait
Enfin
se montrer celle
Qui
sans chant ni ballet
Donnerait
l'étincelle
Qui
efface les regrets
Et qui fait naître au bout
Du jour qui apparaît
Sous des auspices plus doux
Aux couleurs du muguet
Un amour un peu fou
Que je reconnaîtrais
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