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Quand je les ai croisés
Dans cette ville grise
J'ai su que plus jamais
Je ne serais en crise
Les informatisés
Avaient fui les surprises
Mais
je pus cependant
Approcher
la muraille
Et
vis de temps en temps
Les
traces de batailles
Qui
firent en leur temps
L'une
ou l'autre faille
Ils ont analysé
Etudié au scanner
Z'ont même photographié
Les endroits, les envers
Rien qu'à les regarder
On deviendrait pervers
Puis
marchant côte à côte
Dans
les ruelles sombres
Comme
pour cacher leurs fautes
En
pénétrant dans l'ombre
Gardant
la tête haute
Ils
rentrèrent dans le nombre
Et camouflés derrière
Les claviers, les écrans
En fermant les lumières
Qui guidaient les enfants
Ils ont fait les premières
Etapes vers le néant
Qu'ils
ont crée eux même
En
faisant des machines
Qui
n'ont toutes qu'un seul thème
Le
pouvoir, j'imagine !
Ils
ignorent que "je t'aime"
Est
une phrase divine
Il n'y a plus de mots
Il n'y a que des signes
Des notes qui sonnent faux
Et des serments indignes
Est-ce-nous qui sommes sots?
Ou est-ce de la guigne ?
On
ne récolte jamais
Que
ce qu'on a semé
Quand
on veut en secret
Tout
c'qui peut exister
Il
n'y a plus rien de vrai
Que
des fleurs desséchées
On peut semer des heures
Et puis, bien arroser
Mais quand les grands seigneurs
Arrivent sans pitié
Que peuvent quelques pleurs
Qui n' sont même pas armées
Et
par force d'habitude
Certains
ne voient même plus
Cette
mortelle solitude
Cette
errance sans but
Du
nord ou bien du sud
On
les a mis à nu
Sur la paille, à genoux
Le cœur martyrisé
Ecrasés sous les coups
Sans force pour pleurer
Pour revenir debout
Et de plus haut tomber
Que
d'armes dérisoires
Que
ces mots et ces cris
On
ne change pas l'histoire
Sans
laisser de débris
Même
si le fait de croire
Peut
en donner l'envie
Et puis un jour venant
Pourrons-nous devenir
Des nouveaux conquérants
Voguant vers l'avenir
Et revoir nos enfants
S'éclater dans le rire
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