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La nature resplendit
En quittant son boudoir
Et le jour s'agrandit
En reculant le soir
Des anges m'ont prédit
Que l'on pourra tout voir
Même
le sable fin
Qui
descend vers la mer
Mélangeant
dans nos mains
Les
couleurs du désert
Quand
après un bon bain
Nous
buvons la lumière
Jusqu'à l'ultime ivresse
Qui nous amènera
Tout rempli d'allégresse
Devant le nirvana
Où quand finit la messe
On ne nous retient pas
On
pourra s 'en aller
Loin
de ce Dieu injuste
Qui
n'est jamais prié
Que
sous forme de buste
Et
n'a jamais montré
De
coté bien Auguste
Mais à Dieu en lui-même
Je ne reproche rien
Mais ces gens à problèmes
Qui en font un parrain
Je les hais à l'extrême
Et leur montre le poing
N'oublions
pas que l'homme
Fait
Dieu à son image
Et
que cette bête de somme
Jamais
rien ne partage
Puisqu'il
a fondé Rome
Pour
rabaisser Carthage
Je préfère et de loin,
Laisser là mes croyances
En me donnant au moins
Le choix de l'importance
Et décider demain
Où iront mes errances
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