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La nature resplendit
En quittant son boudoir
Et le jour s'agrandit
En reculant le soir
Des anges m'ont prédit
Que l'on pourra tout voir
Même
le sable fin
Qui
descend vers la mer
Mélangeant
dans nos mains
Les
couleurs du désert
Quand
après un bon bain
Nous
buvons la lumière
Jusqu'à l'ultime ivresse
Qui nous amènera
Tout rempli d'allégresse
Devant le nirvana
Où quand finit la messe
On ne nous retient pas
On
pourra s 'en aller
Loin
de ce Dieu injuste
Qui
n'est jamais prié
Que
sous forme de buste
Et
n'a jamais montré
De
coté bien Auguste
Mais à Dieu en lui-même
Je ne reproche rien
Mais ces gens à problèmes
Qui en font un parrain
Je les hais à l'extrême
Et leur montre le poing
N'oublions
pas que l'homme
Fait
Dieu à son image
Et
que cette bête de somme
Jamais
rien ne partage
Puisqu'il
a fondé Rome
Pour
rabaisser Carthage
Je préfère et de loin,
Laisser là mes croyances
En me donnant au moins
Le choix de l'importance
Et décider demain
Où iront mes errances
Elles
vont pour tout le monde
Bien
plus loin qu'on ne croit
Car
le jour où l'on sonde
L'âme,
même celle de bois
On
reçoit bien des ondes
De
souvenirs sournois
Faut-il se l'avouer
Que tous ces souvenirs
Les bons comme les mauvais
Nous font parfois agir
Pour ne pas trébucher ?
Mais ça ne veut rien dire
Quand
l'inutilité
D'une
phrase saute aux yeux
Il
faut la regretter
La
poser en aveu
Afin
de ne parler
Qu'avec
des mots plus bleus
Tous ces mots colorés
Qu'ils soient jaune, rouge ou vert
Ne sont guère validés
S'ils sont dits de travers
En plus, mal employés,
Ils risquent bien des revers
On
n'accepte que les mots
Que
l'on veut bien entendre
Et
on tourne le dos
Plutôt
que de défendre
Ce
que l'on crut plus tôt
Et
qu'on voulait attendre
Mais avons-nous le choix ?
Quand le but à atteindre
Ne dépend pas des lois
Que nous voulons dépeindre
Et que la langue de bois
Ne nous fait plus rien craindre
Il
n'est pas nécessaire
De
vivre dans la peur
Ca
ne peut que déplaire
Surtout
quand notre cœur
Sort
encore ses éclairs
Pour
donner du bonheur
Comme on offre un regard
Débordant de tendresse
En voyant que s'égare
L'enfant par maladresse
Et qu'après il repart
Content de ses prouesses
haut
de page
Bon, ça va, je m'y mets !
Qu'avez-vous
donc en vous ?
Pour
tenir au secret
Vos
phrasés un peu fous
L'abandon
n'est pas vrai
Il
faut aller au bout
J'avais laissé tomber
Dans le fond d'un grand trou
Ce dictionnaire entier
Que j'appréciais beaucoup !
Mais je vais le laver
A grands coups de mots doux
Ne
soyez pas trop doux !
Ca
prête à confusion
Les
bisous dans le cou
Ne
sont pas la raison
De
mon humble courroux
C'est
le manque d'action
Une fleur au fusil !
Une autre entre les dents !
En voilà un conflit
Qui peut durer des ans !
Nous permettant ainsi
De traverser les temps (pas l'étang ?)
Ne
sont-ce pas les temps
Qui
peuvent nous traverser ?
Comme
le souffle du vent
Caresse
le champ de blé
Quand
un nuage blanc
Frôle
une tour penchée
Qui comme le roseau
Quand le vent est passé
Redresse bien son dos
Pour venir saluer
Ce nuage un peu sot
Qui espère l'été
Le
problème du nuage
Est
qu'il n'est que vapeur
Il
recouvre les plages
D'une
réserve de pleurs
Et
ce n'est qu'avec l'âge
Qu'on
en fait son bonheur...et toc !
Et qu'on l'installe au chaud
Dans un coin de verdure
A l'ombre d'un bouleau
Ou d'une sobre toiture
Pourvu que les oiseaux
Puissent fêter la nature
Et
ainsi oublier
Les
funestes paroles
Que
l'homme a proféré
Sans
autre protocole
Que
le fait de prier
Ses
livides idoles
Ce pompeur de sourires
Aux dents étincelantes
Et aux yeux verts-désirs
A la main accueillante
Et au cœur de satyre
Et toujours en attente
Puisque
son seul désir
N'est
pas de partager
Mais
plutôt d'acquérir
Une
notoriété
Ou
bien ce qui est pire
D'avoir
le monde entier
Et le monde, il s'en fout
On le voit arracher
Le plus grand des deux bouts
D'un morceau de papier
Puisque c'est dans un trou
Qu'il va tous les jeter
On
l'y jettera seul
Il
n'aura en mémoire
Que
ses faux "coup de gueule"
Garants
du désespoir
Comme
un tigre qui feule
Lorsqu'il
est dans le noir
Qu'il a créé sans gène
A force de fermer
Les lumières halogènes
Eclairant les pensées
Des nombreux indigènes
En quête d'amitié
haut
de page
La
beauté d'un regard
La
douceur d'un sourire
Peuvent
remettre à plus tard
Les
envies de punir
Lorsque
des cauchemars
Empêchent
de dormir
Mais quand vient le sommeil
Et les rêves tout bleus
On revoit les merveilles
Connues des gens heureux
Des petites abeilles
Et puis des amoureux
Dans
un jardin d'éden
Aux
senteurs de délices
Avant
que ne reviennent
Les
périodes de glisse
Profitons
de la veine
D'éviter
les abysses
C'est vrai que ça fait mal
Quand on prend sur le nez
Ces gamelles brutales
Mais on y a gagné
Une vie peu banale
Qu'on n'voudrait pas changer
Contre
une traversée
Un
peu trop rectiligne
Sans
pouvoir s'égarer
Aux
abords d'une vigne
D'une
mer, d'un été
Pour
y laisser un signe
Une marque, un écrit !
Pour que nos descendants
Se rendent compte ainsi
Que l'histoire du temps
Est bien ce qu'on en dit
Un recommencement
On
ne recommence rien
Puisque
tout continue
Ca
va plus ou moins bien
Quand
survient la venue
D'un
amour qu'on croit sien
Mais
qui n'est qu'inconnue
Mais sur lequel on base
Un morceau du futur
Qui sera en extase
Entre les quatre murs
Entourant cette case
Qui couvre nos murmures
De
ceux qui souvent peuvent
Faire
bien plus de bruit
Qu'une
trompette neuve
Qui
sonne l'hallali
Pour
tous ceux qui se meuvent
Au
milieu de l'oubli
Perdus dans le désert
De leurs pensées immondes
Mourant par manque d'air
Et d'envies profondes
Sur le gros tas de pierres
Qu'ils cultivent en ce monde
Ce
monde qui tourne encore
Mais
par simple habitude
Se
moque bien du décor
De
nos vies si rudes
Même
si notre sort
Est
dans la solitude
Et que l'on s'y complait
Installé bien au frais
A l'ombre des reflets
Sur le bord de l'abstrait
Qui souffle sur les traits
De nos tendres couplets
En
espérant toujours
Qu'il
n'y ait point d'orage
Pour
nous prendre à rebours
En
ce beau paysage
Et
ouvrir le parcours
Vers
nos "tour et nuage"
Qui me plonge sans vergogne
Dans une informatique
Où mes genoux se cognent
Sur des sites mystiques
Ne laissant dans mes pognes
Que quelques élastiques
Attention
qu'ils ne cassent
Car
le retour fait mal
Certains
tours de passe-passe
Peuvent
créer des dédales
Qui
font souvent main-basse
Sur
une envie banale
Qui passait par hasard
Avec le nez en l'air
Et le regard bizarre
Des héros de naguère
Qui n'faisaient pas de l'art
Des notes de ministère
S'il
fallait dans la vie
Se
prendre pour un héros
On
aurait des envies
De
faire du rodéo
Mais,
la fête finie
On
est moins que zéro !
Ce qui nous autorise
A refixer les bases
Et de nouvelles balises
Qui s'en iront plein gaz
Vers des cimes exquises
Loin de ce bal des nases
Sans
un bon équipement
L'escalade
est pénible
Minée
par les serments
Et
les mots inaudibles
Qui
traînent dans le sang
Et
la flèche et la cible
Qui a pour résultat
Lorsque rien ne retient
Qu'un retour vers le bas
Qui ne doit son maintien
Qu'à la force des bras
Et la foi qu'on détient
haut
de page
Est-ce une punition
Que
cette canicule ?
Quand
je pense au camion
Fastidieux
véhicule
Que
nous tous viderons
Sans
chance de recul
A moins que d'y laisser
Tout votre mobilier
Pour pouvoir l'habiter
Et même voyager
Mais il faudrait laisser
Le confort de coté
Dites-moi
qu'ai-je à faire
D'un
sofa bien moelleux ?
Je
me couche par terre
En
dessous du ciel bleu.
De
l'amour et de l'air
Ca
se conjugue à deux
Voyez-vous mon futur
Doit être plus que parfait
Car mon présent c'est sûr
Est un peu imparfait
Et se met en mesure
Du conditionnel vrai
Avec
des "si" on peut
Lorsque
l'envie nous prend
Transformer
en "je veux"
Tous
les "j'aimerais tant"
Mais
ce n'est pas un jeu
Il
nous manque du temps !
Mais il y en a devant
Il suffit de puiser
Les réserves du temps
Sont pleines à exploser
Et il y en a tant
Qu'on va en gaspiller
Il
y en a assez
Mais
peut-être pas pour nous
Bien
qu'on n'soit pas pressé
On
n'est pas loin du bout
Et
il peut nous lâcher
Sans
raison, n'importe où
Je ne veux pas savoir
Où en est le décompte !
Ni l'état du fermoir
Qui réglera le compte
Il n'y a rien à voir
Si ce n'est quelques contes
La
belle au bois dormant
Est
bien loin de vos yeux
Comme
le cœur d'un enfant
D'une
botte de sept lieues
Blanche
neige maintenant
Peint
les nains jaunes en bleu
Pour qu'ils soient dans le vent
Et qu'ils puissent à leur tour
Et voir le schtroumf marrant
Et fêter les retours
Qui sortent en chantant
D'un nuage ou d'une tour
Dans
ces endroits sans âge
Mais
qui valent le détour
Où
l'on va sans bagages
Pleurer
toutes nos amours
Une
tour sans passage !
Un
nuage sans vautours !
Qu'ils restent loin de moi
Ces oiseaux de malheur
Même s'ils ne sont pas là
J'en ai l'âme qui pleure
Et quand ils sont trop bas
J'ai le front en sueur
Cette
sudation provient
D'une
peur, j'en suis sûr !
Le
labeur c'est certain
Vous
laisse le front pur !
Car
sera bien malin
Qui
vous f'ra bosser dur !
Que me dites-vous là ?
Le beurre est masculin
Et la bosse poussera
Après coup d'un vilain
De mon coté je crois
Qu'la suée, c'est malsain
Le
travail forme toujours
La
jeunesse, m'a t'on dit !
Quand
le ventre se fait lourd
Tout
le reste rétrécit
Et
dormir comme un sourd
N'a
jamais enrichi
Mais j'ai trouvé mon or
Il est là devant moi
Que ferai-je de trésor
Que je ne verrais pas !
Moi le soir je m'endors
Et je rêve comme un roi
Tous
les souverains rêvent
De
guerres et de puissance
Et
quand il y a trêve
Ils
s'en vont faire bombance
Mais
pour ceux qui en crèvent
Jamais
de récompenses
Si ce n'est une bannière
Qui flotte à tous les vents
Au dessus de la pierre
Qui rappelle à ces gens
Que dans un cimetière
Il n'est point de vivants
Que
ces croix ne sont pas
Les
guerriers du passé
Mais
des sortes de renvoi
Vers
ceux qu'on a aimé
Car
la vie n'a pas choix
De
ce qu'elle veut garder
La vie ne garde rien
Elle oublie et c'est tout
C'est le cœur qui détient
Le souvenir des coups
La brûlure des liens
Et la morsure des clous
Demandez
aux fakirs
Ce
qui est important
Tous
les clous les font rire
Car
c'est tout en souffrant
Qu'ils
apprennent à prédire
Ce
qui, tous, nous attend
Ils n'ont pas inventé
Le fil à couper l'beurre
Même s'ils ont le fessier
Sur des pointes de couleur
Et ne sauront jamais
Quand vient la dernière heure
haut
de page
Une échelle, une étoile
Qu'on
atteindra jamais !
Un
début de scandale
Dont
on se passerait
Est-ce
l'image idéale
Pour
un bonheur parfait ?
Qui n'a pas de limite
Comme dans les cinémas
Mais qui a le mérite
D'aller bien au-delà
Des images d'élites
Qu'en font les caméras
Celles
qui immortalisent
Ce
que l'on veut bien voir
Une
image de brise
Ou
le fond d'un dortoir
Mais
à chaque reprise
C'est
toujours le trou noir
Par où on est entré
Et d'où l'on veut sortir
Mais ce foutu terrier
Est rempli de vampires
Qui donc va me montrer
Où est cet "à venir" ?
Que
j'ai tant espéré
Depuis
tellement de temps
Qu'il
vaut mieux y penser
En
écoutant le vent
Lui
qui peut effacer
Jusqu'au
moindre tourment
Pour l'enfouir dans la nuit
Et l'y laisser caché
Dans le cœur de l'oubli
D'une vile journée
Pendant que l'on revit
Une meilleure année
Mais
les ans s'accumulent
Et
fatiguent les yeux
Qui
n'avance pas recule !
Mais
est-ce bien un mieux ?
Qu'est-ce
qui est ridicule
Moins
jeune ou bien plus vieux ?
Voici bien une question
Qui ne m'effleure pas
A chaque mal sa potion
Et qui vivra verra !
C'est là ma solution
Pour faire un nouveau pas
Attention
aux faux pas
Qui
peuvent faire tomber
Et
qui laissent pantois
Le
nez bien écrasé
Le
regard un peu las
Et
la fierté blessée
Par un coup du destin
Qui se plait à frapper
En se croyant malin
Par un coté caché
Ou une sorte de coin
Qu'on n'a pas surveillé
S'il
faut passer son temps
A
se méfier de tout
Je
retourne au devant
De
mes souvenirs fous
Pour
finir dans un grand
Grognement
de vieux loup
Laissez donc dans la boite
Tous ces cris de rancœur
Et restez dans l'ouate
Qui entoure votre cœur
Pour que votre main droite
Retrouve sa candeur
N'oubliez
pas qu'une main
Lorsqu'il
y a courroux
Peut
se fermer en poing
Et
ainsi tout à coup
Provoquer
du chagrin
Sans
le moindre dégoût
Pourquoi faut-il soudain
Que vous fermiez les doigts ?
En ces si beaux matins
Qui font vibrer nos voix
Et adoucissent un brin
Nos vieilles têtes de bois
Dont
on fait les pipeaux
Car
j'ai le cœur bien droit
Au
fond du caniveau
Qu'on
me laisse le choix
De
ressortir de l'eau
Pour
monter sur ma croix
En regardant moqueur
Cet idiot de bourreau
Qui voudra me faire peur
Mais n'aura en cadeau
En plus d'un bras d'honneur
Que mon sourire d'en haut
Et
riant de bon cœur
J'insulterai
les salauds
Qui
croient qu'est venue l'heure
D'avoir
enfin mes os
Ils
n'auront que leurs pleurs
Mais
n'auront pas ma peau
Mais bien avant ce temps
Où le corps disparaît
Mon âme se détend
Pour livrer ses secrets
Il est temps maintenant
De retrouver la paix
Et
de continuer
A
laisser tous ces mots
De
ma tête s'envoler
Et
par monts et par vaux
Pour
bien se mélanger
En
poèmes si beaux
haut
de page
J'ai croisé dans la rue
Un ange aux cheveux blonds
J'ai cru tomber des nues
Quand il a dit mon nom
J'ai retrouvé la vue
J'étais sous l'édredon
Et
refermant les yeux
Pour
reprendre mon songe
Je
n'y trouve rien de mieux
Qu'un
ravin que je longe
Sans
l'ombre d'un adieu
Je
souris et j'y plonge
Alors sentant soudain
Une douleur dans les os
Des ailes de satin
Sont sorties de mon dos
Me montrant le chemin
Qui mène tout là-haut
Bon
ou mauvais présage ?
Je
restai accroché,
Entre
tour et nuage,
A
un fil argenté
Et
par un gros orage
Je
me fis arroser
Et cette grosse averse
M'a enfin éveillé
Retrouvant à l'inverse
De cette courte épopée
Les coriaces traverses
Des lattes du plancher
haut
de page
Vous
avez dit:"venez !
Je
vais tout vous apprendre !"
Mais
il faut respecter
La
flamme sous la cendre
Et
pour pouvoir monter
Sachons
comment descendre !
Et c'est là que nous mène
Toute cette éducation.
On vogue, on se promène
Vers une évolution
Ignorant que s'amène
La faux des illusions
La
connaissance du bon
N'est
pas la panacée
Mais
sa compréhension
Pourrait
bien nous aider
A
savoir que le don
Sert
à nous sublimer
Peut-être que d'être humain
Nous confère ce droit,
Et quel qu'en soit le point,
D'avoir ce don en soi
Et du jour au lendemain
Il se peut qu'on le voit
Mais
la vision des choses
Est-elle
si importante ?
Car
quand le temps impose
Une
idée inconsciente
Le
don comme la rose
Flétrissent
sans attente
Quand on a dans le cœur
Enterré par les ans,
Une grande ferveur
Qui attend le beau temps,
Il suffit d'une fleur
Et voilà le printemps
Et
toutes les couleurs
Peuvent
enfin exploser
Insérant
dans les cœurs
Cette
joie oubliée
Qui
efface la noirceur
De
l'hiver décédé
Quand le gel a coulé
En eau sur le carreau
Que le bourgeon est né
Sous le chant des oiseaux
Et que je suis charmé
Par ce sourire nouveau
J'ouvre
grand mes poumons
En
regardant le ciel
L'abeille
et le bourdon
Nous
préparent le miel
Et
même les cochons
Ont
un air irréel
Est-ce un heureux présage?
Une sorte d'espoir?
Un nouvel essayage
Qu'on peut apercevoir?
C'est pourtant bien la page
Qui est sur l'écritoire !
Evidemment
sur terre
Les
messages qu'on reçoit
Comportent
des mystères
Même
lus plusieurs fois
Qu'ils
soient épistolaires
Ou
qu'ils ne le soient pas
haut
de page
Si je dis:"ma maison
Navigue dans les airs"
Combien le comprendront
Sans regarder en l'air ?
Se disant sans raison:
"il faudrait le faire taire" !
Si
mes mots sont blessants
Pour
les esprits amers
Il
faudrait plus de vent
Pour
qu'ils sachent que l'air
Ce
n'est pas en râlant
Qu'ils
pourront s'y complaire
Il y a toujours eut
Et il y aura toujours
Ces horribles "peignes-culs"
Pour empêcher les fours
De cuire les mots crus
Qui nous parlent d'amour
Car
toute poésie
Est
faite pour être lue
Elle
caresse nos envies
Met
nos émois en crue
Il
n'y a qu'évanouie
Qu'elle
est peine perdue
Mais elle peut s'éveiller
Sous la tendre poussée
Dans le beau ciel d'été
D'une douce fiancée
Recherchant l'amitié
De belles phrases oubliées
Mais
si elle reste sourde
A
la douce mélodie
Si
elle commet la bourde
D'oublier
ma folie
Ces
phrases deviennent lourdes
Comme
la mélancolie
Vaut mieux ne plus penser
Aux erreurs du passé
Qui nous ont fait plonger
Jambes et poings liés
Dans les vagues virées
Des soirées animées
Qu'importe
le flacon
Pourvu
qu'on ait l'ivresse !
Pas
besoin de leçon
Et
surtout pas de messe
Car
pour jouer au con
J'ai
une certaine adresse
Mais je ne voudrais pas
Mettre en cause vos talents
Et ouvrir un débat
Sur l'un ou l'autre élan
Qui ne servirait qu'à
Déplacer bien du vent
Prenez
garde à ce vent
Il
provoque des rhumes
Vous
auriez l'air méchant
Avec
le nez qui fume
Quand
à mes égarements
Il
faut bien que j'assume !
Il ne faut pas changer
C'est comme ça qu'on vous aime
Et je s'rai le dernier
Au sein de la bohème
A vouloir essayer,
Prévoyant des problèmes
N'ayez
aucune crainte
Ces
furies, que je lance
Ne
sont rien qu'une enceinte
Pour
mon cœur en souffrance
Ce
n'est pas une plainte
C'est
ma désespérance
J'aim'rais vous imiter
Et hurler quelques fois
Quand mon cœur veut pleurer
Mais on ne se fait pas
Et au lieu de crier
Je me retourne en moi
Ne
comprenez-vous pas
Que
tout n'est qu'utopie
Ce
passage ici-bas
N'est
qu'une goutte de pluie
Dans
la mer où se noient
Nos
petites folies
Peut-être qu'elles vivront
Encore pour bien longtemps
Après que les saisons
Aient oublié nos ans
Et que seules resteront
Ces folies sans temps.
haut
de page
Nos dernières
Folies
Au
début, il y avait
Le
froid et puis le feu
Pas
grand chose mais c'était
Ce
qu'il avait de mieux !
Puis
vinrent en secret
De
petits êtres affreux
Qui couraient le cul nu
A travers la campagne
Sur leurs petons menus
Et sans le moindre pagne
Ils venaient, qui l'eut cru ?
D'une quelconque montagne
En
étaient descendus
Pour
quelle raison bizarre ?
Jamais
on ne le sut
Même
pas, beaucoup plus tard
Quand
le temps fut venu
D'écarter
tout hasard
De trouver la raison
Et de tout expliquer,
Le oui et puis le non,
Pour prévoir le danger
De voir que l'horizon
Aille de l'autre coté
Ils
se sont propagés
Et
c'est un euphémisme,
Ont
créé des cités
Et
puis l'esclavagisme
Ont
mis de l'air vicié
Dans
tous les organismes
Si vous les rencontrez
Ils diront:"tout va bien"
Et votre dos tourné
Se frotteront les mains
Sur leurs piètres pensées
Et leurs mauvais desseins
Ils
vous laisseront croire
Que
tout ce qui arrive
Est
dans votre mémoire
Et
que votre dérive
Est
due au désespoir
De
votre vie oisive
Je ne crois rien du tout
Et je vais mes chemins
Quand je suis dans un trou
Je creuse avec les mains
Pour me traiter de fou
Faut pas être devin !
Mais
cette douce folie
A
une grande importance
Elle
tient debout la vie
Des
gens qui, comme nous, pensent
Qu'assumer
ses envies
Est
toujours une chance !
Car il faut reconnaître
Que dans un coin perdu
Un enfant vient de naître
Et c'est déjà foutu
Le seul regard d'un maître
Vient d'en faire un exclu
Je
refuse les notions
De
vos maîtres et vos dieux
J'ai
dit: "pas de leçons
Le
ciel, lui, est radieux
J'ai
la haine pour les cons
Qu'ils
soient jeunes ou en...vieux."
On a toujours l'air "qu'on"
Veut bien laisser paraître
Même s'il est bien vrai "qu'on"
Se doit de reconnaître
Et qu'il est grand temps "qu'on"
Tente de ne plus l'être
L'air
ne fera jamais
La
chanson, c'est bien vu
Quant
au temps il est très
Relatif
c'est connu
Vaut
mieux avoir l'air vrai
Quand
le coeur est à nu !
Et qu'il est en attente
De grandes vérités
Qui demeuraient latentes
Dans la sincérité
Et qui seraient contentes
D'enfin se révéler
Mais
comment mettre à jour
Tant
de choses cachées ?
La
beauté des amours
Trop
souvent oubliée
Tous
nos vilains détours
Et
mauvaises pensées
Il faudrait rassembler
Ces morceaux de tissu
De set et de papier
Où vos écrits ont pu
Avant de s'enflammer
Ravir quelques élus
Attention
car ravir
C'est
également voler
Ce
n'est pas mon désir
Je
ne veux pas priver
Les
gens de leurs soupirs.
A
chacun ses pensées
A chacun ses travaux
Et les moutons seront
Toujours au bon enclos
Quant au "qu'en dira-t-on"
Qu'il fasse le gros dos
Et passe sous le pont
"Candy
!" "raton !", n'est-c'pas
Un
dessin animé ?
C'est
quelque chose comme çà
Qu'j'ai
vu à la télé
Il
est laveur je crois
Et
il est sa poupée
Vous parlez de télé
Je vous réponds:"c'est quoi ?"
Tous ces gens enfermés
Dans une boite de bois
Moi quand je veux rêver
Pas besoin de tout ça
Nous
sommes tous enfermés
Entre
nos quatre murs
Ou
bien dans nos pensées
Une
seule chose est sûre:
S'en
désincarcérer
Est
de plus en plus dur
Alors laissons courir
Ces notes qui s'envolent
Emportant nos sourires
Bien au-dessus du sol
Qui nous verra mourir
Sans inverser les rôles
Car
la dame à la faux
Prend
toujours ce qu'elle veut
Elle
enlève les maux
De
tous les malheureux
Mais
aussi tout le beau
De
nos coeurs amoureux
Mais cette belle dame,
Vous y faites allusion,
A son côté infâme
Qui brise l'illusion
Et mène à la flamme
Nos rêves de carton
Lorsque
ne resteront
Que
quelques chaudes cendres
Au
vent nous demand'rons
De
bien vouloir les prendre
De
passer l'horizon
Et
de les y répandre
Doucement et sans bruit
Sans faire peur aux oiseaux
Qui se sont endormis
Dans l'ombre des roseaux
Se bercant du roulis
D'un tranquille ruisseau
Et
l'eau emportera
Ces
cendres avec elle,
Redonnant
de l'éclat
A
nos rêves irréels
Les
habillant de soie
De
fleurs et de dentelles
haut
de page
Mais comment faut-il faire
Pour tailler ce crayon ?
Qui menace d'extraire
Son centre de charbon
Et de se faire la paire
Au pays des démons
Votre
couteau n'est plus
Qu'un
vieil engin usé
Et
les mots seront tus
A
force d'essayer
De
sortir du rebut
Cette
mine épuisée
Rentrez votre aiguillon
Je viens de retrouver
Une plume de paon
Et un bel encrier
Et je peux sans façon
Répondre à mon courrier
Se
répondre à soi même
Mais
c'est de l'onanisme !
Votre
esprit part en crème
Enfermé
dans un prisme !
Je
crois que ce problème
Est
à son paroxysme !
Vous n'avez rien compris
Ou vous ne voulez pas !
Je suis comme je suis
Et ne changerai pas !
Laissez donc mon esprit
Il est très bien comme ça !
Que
vous perdiez l'esprit
Ne
me dérange pas
C'est
bien pire pour celui
Qui
le retrouvera
Mais
dites-moi ce qui
Cause
votre embarras ?
Qui pourrait m'embêter ?
Me donner du tracas ?
Il n'est pas encore né
Ou il est mort déjà
Quand on veut me trouver
Je n'suis déjà plus là.
Pour
vous trouver c'est sûr
Il
faut déjà savoir
Qu'un
nuage même pur
Peut
être blanc ou noir
Mais
au bout d'un murmure
On
pourra vous avoir
Re-voila la douceur
Vous savez mes parcours
Quand mon nuage pleure
Et qu'il devient trop lourd
Je conte mes erreurs
Au pied de votre tour
Si
vous mêler les vôtres
A
celles qui m'accablent
Il
n'y aura plus d'autre
Choix
pour les coupables
Que
de renier l'apôtre
Pas
du dieu mais du diable
Ca fera un mélange
A faire pleurer les deux
Peut-être que les anges
En parleront entre eux
Ils trouveront étrange
Que le ciel soit si bleu
Ils
secoueront leurs plumes
En
croyant au beau temps
Mais
s'ils attrapent un rhume
Ils
sauront que Satan
Profite
de l'amertume
Même
de celle du vent
C'est celui-là qui court
Vite au "va que j'te pousse"
Et qui laisse les jours
S'en aller quand ils toussent
Finir dans les labours
Au milieu de la brousse
Et
tous les animaux
Qu'ils
soient sauvages ou non
Remiseront
au chaud
Leurs
douces illusions
Et
sauveront leur peau
Du
bruit sourd des canons
En mettant à l'abri
Ce qu'ils ont de plus beau
Depuis qu'ils sont petits
Un minuscule point d'eau
Près d'où ils ont grandi
Et où est leur tombeau
Du
moins si cette haine
Peut
enfin se réduire
Ils
garderont la plaine
Pour
bercer leurs plaisirs
Leurs
amours et leurs peines
Pour
gommer les "mentir"
Effacer les coups bas
Les frappes dans le dos
Qui ont fait du dégât
Dans nos coeurs d'artichauts
Voguant de-ci de-là
Au pré des coquelicots
Mais
cette vie hélas
Est
faite de déceptions
Elle
fait souvent main basse
Sur
toutes nos émotions
Et
les amours qui passent
Nous
font perdre la raison
Si c'est de celle d'aimer
Dont vous voulez parler
Je n'veux rien retrouver
Ma tête peut imploser
Il n'y a pas de danger
Mon coeur est en sûreté
N'est-ce
pas sur un billot
Qu'elle
se trouve posée ?
Car
avec les yeux clos
Vous
avez négligé
Le
danger du repos
Pour
le tendre guerrier
Peut-être voulez-vous
Parler de ce soldat
Qui n'avait pas le goût
De partir au combat
Et qui ne prit qu'un bout
De crayon dans ses doigts
Celui
qui écrivit
Tellement
de belles choses
Qu'au
bout de son fusil
Apparut
une rose
Celui
qui nous apprit
Cette
métamorphose
Que d'autres ont ignoré
En semant sous leurs pas
Toutes ces atrocités
Que nous conte ce gars
Sur l'écran de télé
Que je n'regarde pas
Vous
vous fermez les yeux
A
la réalité
Est-ce
dû à un voeu
Que
vous fîtes fatigué ?
Le
jour où vos cheveux
Ont
perdu la santé
Mais je n'suis pas malade !
Pas plus que ma tignasse !
Si j'ai l'air un peu fade
C'est pour garder la face
Devant la cantonade
Qui souvent,"me les casse"
Il
est vrai que l'espoir
Qu'on
a en son prochain
Apporte
des déboires
Dans
nos rêves du "sain"
En
qui voulez-vous croire
La
mie ou bien le pain ?
Seul'ment quelques a-mies
Et quelques bons co-pains
Une famille choisie
Sans le sang qui retient
Rien d'autre ne me lie
A mes petits besoins
Si
ce sont des besoins
Sont-ils
vraiment vitaux ?
On
dépose dans un coin
Bien
des originaux
Et
on se croit malin
Avec
des idéaux
Qu'il n' faut à aucun prix
Jamais abandonner
Au risque du mépris
Qu'ils peuvent occasionner
Qu'importe le crédit
Qu'on peut-y apporter
Les
"débit" ou "crédit"
Sont
faits pour les comptables
Quand
l'homme est desservi
Il
doit quitter la table
L'air
ravi même si
Tout
était immangeable
Il faut pouvoir choisir
Sur quelle chaise s'asseoir
Et ne pas s'assoupir
Entre deux accoudoirs
Car la chute peut venir
Sans qu'on n' puisse rien voir
On
aurait l'air malin
Avec
le cul par terre
Des
écorchures aux mains
Et
le regard peu fier !
Ca
peut briser les reins
Prenons
plutôt un verre !
haut
de page
Elle
n'aura de cesse
Cette
musique qui revient
Que
lorsque la détresse
Reviendra
en mon sein
Est-ce
de la paresse
Ou
l'approche de la fin ?
Cette imagination
Qui habite votre coeur
N'a pas de vraie raison
Si on la voit sur l'heure
Pourquoi toutes ces questions
Qui rappellent le malheur ?
Car
le centre de l'âme
De
tout être vivant
Façonné
par les drames
Qu'il
a eut dans son temps
N'est
jamais que l'enfant
Qui
est né de son brame
Qui fut lancé jadis
Au beau milieu du bois
Pour apprendre à ces fils
De pauvres ou de bourgeois
Que l'aventure d'Ulysse
S'est égarée à Troie
Et
qu'un cheval de bois
Y
fut idolâtré !
Chacun
porte sa croix
Quand
il veut adorer
Une
icône ou un roi
Pouvez-vous
l'expliquer ?
Et bien fichtre que non
Je ne priverai pas
Ces donneurs de leçons
De dire qu'un tas de bois
Peut servir de camion
A des petits soldats
Si
c'est pour faire la guerre
Que
vous me répondez
Je
préfère me taire
Quitte
à vous ennuyer
Je
reprends mes affaires
Chez
ma mère, je m'en vais
Pour y aller que faire ?
Ou y rechercher quoi ?
Un vieux vélo de fer ?
Ou une pipe en bois ?
Ne parlons plus de guerre
Et asseyons-nous là
Voilà
votre désir !
J'en
suis tout circonspect !
Il
vous ferait plaisir
Ce
calumet de paix
Croyez-vous
que faiblir
Efface
les excès ?
Est-ce donc une faiblesse
Que de prêcher la paix
Même si la maladresse
A pu vous offusquer
Et quel excès serait-ce
De vouloir en parler ?
Parler
! Parler ! Parler !
Réfléchissez
un peu !
N'êtes-vous
pas fatigué
De
ce manque de voeux
Qui
donne à nos idées
Un
joli coup de vieux
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de page
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