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Guy tard étant bourg, hein !
Hé! , t'as vu là devant, cette étoile qui s'éteint
Juste à côté de celle qui conduit le berger
Vers d'immenses prairies où l'on perd son latin
Et qu'à force de suivre, on s'use les souliers.
Je crois qu'il est grand temps de rallumer la flamme
Pour redonner vigueur à cet astre malade
Et qu'il nous re promène sur le chemin des Dames
Au son de la guitare qui rythme nos ballades
Et,
les pas emportés par cette sarabande
Nous
vivrons de musique et de tendre passion
Nous
pourrons regarder s'encourir dans la lande
La
belette, le lapin et même le hérisson
Le
soleil qui nous montre, du doigt, l'horizon
Pourra
bien s'endormir, nous connaissons la route !
Pour
l'avoir tant apprise, les jours de déraison
Tous
ces jours où nous avons vécu dans le doute !
Ce soleil qui a fait s'assécher
bien des pleurs
Venus des quatre coins des landes de l'amour
Pourra bien, cet été, faire renaître les fleurs
Qui jalonnent le sentier conduisant au retour.
Et la musique aidant autour d'un feu de joie
En laissant la raison s'endormir quelque peu
Nous pourrons nous laisser glisser comme autrefois
Mais aujourd'hui contents de partager nos jeux
Le
partage a toujours dirigé nos deux coeurs !
Car
de mettre en commun nos moments de bonheur
Fait
rire les enfants et chanter les amis
Fait
oublier "hier" et danser "aujourd'hui"
Laissons
donc le soleil sublimer les sourires
Profitons
du présent et de tous ses plaisirs
Car
on ne peut savoir ce qu'il y aura "demain"
Qui
apporte, souvent, son grand lot de chagrins
Ce demain qui s'approche
lentement de ma porte
Sans me laisser le voir, mais son odeur est forte
Et je sais qu'un matin il me dessinera
Un horrible pantin ou un jour de gala
Mais je lui ai vendu un jour pour quelques sous
Une âme bien naïve qu'il promène partout
Parfois dans un jardin tout baigné de lumière
Et parfois dans la brume qui cache la rivière
Les
brumes ne sont pas faites pour me déplaire
Car
après, dissipées, elles laissent au soleil
Le
soin de nous montrer, un à un, ses mystères
Et
le temps de chauffer notre place, au réveil
Mais
tout ça ne peut pas faire oublier l'horloge
Qui
égraine ses secondes sans penser aux humains
Tuant
d'un coup l'artiste, au sortir de sa loge
Même
si dans la salle les gens battent des mains !
Si les aiguilles se figent à
l'instant fatidique
Ce n'est pas une raison pour en faire une montagne
Entonnez donc plutôt une douce musique
Qui pourra vous conter mes plus belles campagnes
Car c'est le coeur léger que j'irai retrouver
Tous ces bons souvenirs dont je ferai partie
Oui mais en attendant de devenir "l'appelé"
Je présente mes hommages à notre Polymnie
Oh
toi ! Douce Egérie de nos belles envolées
Garde
nous de l'espoir pour un certain futur
Qui
peut encore un peu attiser les coulées
De
nos pensées posées par nos folles écritures !
Croyez-vous
que ce soient ces phrases trop pimpantes
Qui
pourront faire venir en nous la délivrance ?
Il
faut nous résigner à en faire de rampantes
Si
nous y survivons ce ne sera que chance !
Je n'sais plus qui a dit qu'on
est jeune à vingt ans
Quand on n'a pas encore cassé ses premières dents
On a la peau bien lisse tout comme un Jour de l'An
On ne sait même pas rire ou encore faire semblant
Moi je proclame très fort qu'on est jeune à cent ans
Quand cet homme tout en noir vernis le sapin blanc
Quand on peut presque dire qu'on ne sait pas vraiment
Mais qu'au plus grand jamais on ne fera semblant
Ah
je vous vois déjà tout flétri à cent ans !
Sans
plus un seul cheveu, dans un fauteuil roulant !
Vous
aurez l'œil humide et le geste tremblant
Cherchant
des souvenirs au fond du "bon vieux temps"
Profitez
donc d'abord de votre temps présent
De
ce qu'on peut se dire tout en "polymniesant"
Je
vous veux fier et droit, le visage souriant !
Comme
un frère, un poète, ou comme un fou chantant
Mais je vous sais capable de
venir en secret
Pour tailler ce crayon tout tremblant dans mes doigts
Et qui me permettra d'arriver sans regret
Au plus loin que je puisse, dans ces actes de foi
Car il est bien certain que toutes ces pensées
Si elles ont quelquefois des rimes ironiques
N'en sont toujours pas moins tendrement colorées
Des nuances sincères aux teintes véridiques
Votre
sincérité n'était pas mise en doute
Je
nous sais, sincèrement, honnêtes en nos coeurs
Et
même si, quelquefois, nous mettons en nos joutes
Des
défis, du piquant, ce n'est pas par rancoeur
"Qui
aime bien, châtie bien" est une belle phrase,
Que
nous arrivons à conjuguer en tous temps
Sans
pour autant nous éloigner trop de nos bases
C'est
un peu "chien et chat" ou "Wallon et
Flamand"
L'instant me semble t'il me
parait bien choisi
Pour une simple pensée envers ceux qui s'en vont
Des amours, des amis et en ce jour Bombi
Ont quitté bien trop tôt notre ligne d'horizon.
La vie les a privé du premier cheveu blanc
Et la plume légère a glissé de leurs mains
Il nous reste à leur dire avec des mots tremblants
Qu'on les garde en nos coeurs pour suivre le chemin
La
vie n'est pas un jeu, on n'en sort pas vainqueur !
Et
il faut bien se dire qu'elle peut être belle
Mais
quand on joue avec sa santé et son coeur
C'est
un peu l'envoyer au fond d'une poubelle
Il
n'a jamais voulu écouter ses amis
Se
croyant au-dessus des forces de la
nature
Et
quand il fut trop tard sans gloire il est parti
En
laissant derrière lui comme une déchirure
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