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Iguane
au don
Les
esprits se rencontrent, allez savoir pourquoi !
J'imagine
assez bien l'accident arriver
Deux
esprits dans la ville ou à l'orée d'un bois
Se
tamponnent sous la pluie après avoir glissé
Le
problème, juste après, est de faire le constat
D'accident,
de décès ou d'inutilité !
Car
il faut bien trouver celui qui est en droit
Pour
savoir lequel des deux s'était égaré !
C'est pas moi dit l'un d'eux, je m'étais arrêté
Bien avant que le point ne soit d'exclamation
Et ce mot est venu doucement me cogner
Alors que j'avais mis une interrogation
Je ne peux, à moi seul, totalement assumer
Ces dégâts qui n'exigent aucune réparation
Je propose, en contrat, une franche amitié
Eliminant ainsi cette étrange question
Mais
que m'apportera cette franche amitié
Sinon
un bel échec, puisque tous les pourtours
De
ma vie sont blessés, griffés et abîmés
Et
j'avais pourtant cru en ces fameux "toujours"
La
glissade que nous fîmes se continue sans cesse
Elle
court, elle plonge vers d'immondes abîmes
Ca
fait mal à l'humeur et un peu mal aux fesses
Mais
je sais que ça nous rapproche du sublime
Je ne sais toujours rien de ce rêve qui s'accroche
Je m'en vais en chantant les deux mains dans les poches
Et toutes ces cicatrices que m'a laissé la vie
Ne sont pas arrivées à briser mes envies
S'il faut laisser dormir l'anguille sous la roche
Ne comptez pas sur moi pour lui en faire reproche
Là haut sur mon nuage quand mon lit se déplie
Je retrouve mes songes en bonne compagnie
Et
bien, nous y voilà ! Il vous faut partager
Avec
d'autres les émois que vous avez crées
Je
comprends d'autant plus cette façon de faire
Qu'elle
correspond assez bien à mes p'tites manières
Car
le fait de garder en soi ses sentiments
Est
la preuve d'une nature qui n'en a pas vraiment
Continuons
alors à nous enquiquiner
Avec
tous ces "Email" que l'on peut savourer
Voici donc un beau mot qui parle de partage
Mais où sont le bateau et le bel équipage
Que je monte à son bord pour tirer sur la voile
Qui nous fera grimper tout droit dans les étoiles
Vers une galaxie où les rêves s'éclairent
Et les nuages noirs nous cachent des misères.
"Oh! Paulo redescend de ton morceau de lune
Il y a là un ami qui te conte fortune !"
Je
vous sais vraiment gré de parler de fortune !
Puisque
ce sont les monts, les vallées, les lagunes !
Quel
plus riche présent pourrais-je vous offrir ?
A
part quelques bons mots pour vous faire un peu rire !
Vous
êtes, en quelque sorte, un remède à mes maux
Avec
vos doux phrasés et vos non-idéaux
L'âge
a bien des raisons, que la raison ignore
Employons
les sans gêne dans nos folles métaphores
Je reçois vos cadeaux sans honte et sans vergogne
Même si dans ma tête quelques idées se cognent
Je sais que votre coeur se prend bien du plaisir
A me réexpédier ces mots qui nous font rire.
Je connais bien des gens qui pour passer le temps
Radotent sur le dos des autres bien pensants.
Je préfère les pamphlets sur vos coups de colères
Et vos plus doux refrains qui voguent vers la mer
Vous
allez encore dire que c'est une légende !
Mais,
je retrouve en vous une sorte de lenteur
Quand
vous me dites que votre réponse est à l'heure
Et
que pour la lire, longtemps, il faut que j'attende
Remerciez
qui vous voulez ...heu...saint escargot ?
Pour
m'avoir donné une bonne dose de patience
Car
je sais que ce n'est pas une question de mots !
Puisqu'ils
jouent dans votre tête un rôle d'importance
L'importance des mots n'est qu'une question de temps
Qu'on les mette au futur et parfois au présent.
Bien sûr qu'à l'imparfait ils sont plus illusoires
Et qu'au conditionnel ils reflètent un espoir
Mais le temps dans ces temps n'a pas besoin d'aiguille
Et il n'en faut pas tant pour que le soleil brille
Oui je sais je me traîne mais est-ce une raison
Puisque de temps en temps je rêve dans ma maison
Je
n'en crois pas mes yeux ! Déjà votre réponse !
Vous
m'en voyez ravi, puisque j'ai dans la tête,
Tant
de phrases à vous dire, un peu comme une fête
Ou
plutôt comme celles qui auraient créé l'annonce
De
l'archange Gabriel quand il prévint Marie
Qu'un
ovule fécondé aurait planté sa tente
Dans
son virginal ventre, contre toute attente
Celui
que je plains le plus est bien son mari !
Quand on passe sa vie à découper des planches
Faut-il être étonné d'un jour couper la branche
Sur laquelle on rêvait de la belle pervenche
Qui attend dans son nid les ailes sur les hanches
Et puis passa cet ange qui la trouva jolie
Qui lui dit le message dont elle avait envie
C'est ainsi que plus tard dans la nuit étoilée
Dans le regard de l'âne il n'y eut plus d'idée
Il
faudra vous faire un contrôle antidopage !
Quand
je vois deux réponses arriver coup sur coup
Je
me dis : "ce doit être une sorte de mirage
Comme
on voit au Sahara ou à Tombouctou"
Mais
ce jour j'ai l'honneur de vous faire parvenir
De
chez moi, car je ne suis pas au coin d'un "zinc"
La
réponse, même si ça doit vous faire sourire,
Qui
va inaugurer cette année deux-mille-cinq
Que va nous
apporter cette nouvelle année
Si ce n'est que massacre ou bien ras de marée
Qui fera renverser sur le dos des victimes
Des litres d'encre noire où nagent les centimes.
Trouvera-t-on les mots qui s'écrivent en couleur
Qui dessinent doucement dans la forme d'un coeur
Apportant la douceur d'un indicible espoir
A la porte d'un monde qui veut sortir du noir
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