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Ki
ke tè twa
Ben voila c'est fini, j'ai rangé
mon marteau
Dans la boîte à outils et lavé mes pinceaux
Mais le jeu, paraît-il, en valait la chandelle
Et puis le résultat semble plaire à ma belle.
Cela suffirait bien à rendre un homme heureux
Mais mon bonheur à moi est d'être dans les cieux
Pour écouter le vent où mon cœur se libère
Et répondre en chantant aux écrits de mon frère
Dites-moi
qui êtes-vous pour me parler ainsi ?
Ki
ke tè twa, ressemble bien à une insulte !
Ou
n'était-ce que pour m'envoyer du mépris ?
Je
n'ai pas de respect pour ce genre de culte
Vos
paroles ont peut-être dépassé vos pensées
Mais
ce n'est pas une raison pour me "défrèrir"
La
fin de votre texte tend à me démontrer
Que
vous avez encore des envies d'écrire !
Pouvez-vous à ce point, aussi
mal me connaître
J'ai bien trop de respect pour vouloir m'en défendre
L'insulte et le mépris font figure de traître
Et je m'insurgerai pour toujours le prétendre.
Ce titre ne vous est aucunement destiné
Et mon but est bien loin de vouloir vous fâcher
Je vous propose, ainsi, simplement de l'ôter
Pour, dans une autre voie, pouvoir continuer
Allons
donc ! Ce n'était que pour vous taquiner !
Je
vous ai répondu, "cyanure" à la plume
Afin
de titiller votre fraternité
Et
non pas pour créer une sorte de brume
Vous
savez, ces paroles que nous lançons en l'air
Ne
peuvent plus jamais s'arrêter de voler
Elles
doivent oublier cette satanée terre
Pour
ne plus exister qu'au fond de nos pensées
Je n'ai pas vu venir la raison
invoquée,
La question n'est pas là, mais je dois avouer
Que j'adore provoquer vos montées au filet
Qui comme à la "belote", sur l'as mettent un valet.
L'ennui naquit un jour de l'uniformité
C'n'est pas moi qui l'ai dit, mais c'est une vérité
Et si cela permet d'alimenter nos joutes
Nous pouvons continuer à suivre cette route
Tout
était bien pensé à l'entrée du refuge
Nous
nous connaissons bien, il faudra transvaser
En
d'autres pots nos phrases, pour empêcher les juges
Que
l'on a dans nos têtes, de pouvoir s'affirmer
Et
continuer ainsi nos folies, oh pardon !
J'ai
la tête à l'envers, j'avais presque oublié
Que
ce sont maintenant des "polymniesations"
C'est la saint dinosaure qu'il nous faudra fêter !
Il serait en effet amusant de fêter
Ces bestioles du passé qu'il faut imaginer
Mais nous devrions aussi pour n'oublier personne
Remémorer les rimes aux plaisirs qu'on se donne
Mais s'il faut retourner aux lointaines origines
Et à ces impatiences que parfois je devine
Faites-moi cet honneur de m'offrir quelques mots
Que je pourrai chanter à la saint "escargot"
"Toi
qui portes ta maison même quand il fait froid
Sois
béni par les dieux et par les Namurois !"
Je
vous laisse le soin d'écrire la musique
Pour
offrir à ce saint ce merveilleux cantique !
Pas
une trop langoureuse ou une trop entraînante
Faudrait
pas que ça entre dans le "top cinquante" !
Il
faut qu'on puisse la chanter sans faire trop de gestes
Couché
dans le canapé à l'heure de la sieste !
Je n'ai en aucun cas trahi mes origines
Puisque quarante-trois ans après les premières lignes
Mon "Mârcèl" vient de naître sur les planches à
Namur
En ces lieux que l'on dit: "Maison de la Culture"
Je vais pouvoir enfin rentrer dans ce pays
D'où, il y a des ans, un soir je suis parti
Permets-moi mon bon frère de te faire partager
Pour demain mon bonheur... et aussi ma fierté.
Je
ne peux pas vous dire en quelques mots mes doutes
Puisqu'il
faut bien penser à tout et même au pire !
Le
chant si mélodieux que vous mettez en route
N'est
pas fait pour les borgnes et je vous entends rire
Car
votre plume est telle que vous pouvez croiser
Avec
la terre entière l'esprit qui vous anime
Vous
avez bien raison ! Ben oui ! laissez aller
Ne
vous laissez pas faire pour le moindre centime
Je n'ai pas sur les planches
posé le bout du pied
Mais j'ai vu que mon rêve s'était réalisé
A toutes ces tirades balancées hardiment
J'ai senti que mon âme vivait un grand moment
Et puis quand le rideau de velours s'est posé
Quand les applaudissements se sont enfin calmés
J'ai entendu tout bas au creux de mon oreille
Le son de votre voix qui m'a redit ... "surveille!"
Malgré
votre nuage, je vous sais pieds sur terre
Aucun
flambant succès ne pourra vous changer
Mais
il est naturel que vous en soyez fier
Puisqu'il
vous est loisible de pouvoir partager
Avec
ceux qui le veulent cette pièce wallonne
Moi
je n'y comprends rien, mais pour l'heure je suis sûr
Que,
écrite par vous, elle ne peut qu'être bonne
Alors
de ces "bravo", jouissez sans mesure
Me voici revenu sur mon lopin de terre
Il m'a rendu ma vie et mes petites misères
Mes envies de voyage et mes petits soupirs
Mes désirs, mes projets mais aussi mes sourires
J'ai repris mon crayon et un nouveau cahier
Pour reprendre la suite de nos petits dossiers
Puissent-ils nous apporter de nombreuses occasions
De vivre encore longtemps au gré de nos passions
Laissons
là ces retours vers tous nos souvenirs
Les
soupirs, j'en suis sûr, ne présagent rien de bon
Le
soleil fait surtout partie de l'avenir
Que,
peut être, un beau jour nous nous partagerons
La
page qu'ici j'écris jamais ne changera
Puisqu'elle
fait déjà partie du proche passé
Qui
sera mien ou nôtre quand quelqu'un me lira
Prenez
donc chaque fois un tout nouveau cahier
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