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Les Polymniesations

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Les Polymniesations

                

Les Polymniesations

        

         Faux pas poussé

 

            Saviez vous qu'il y a dans la beauté du ciel 
            Un chagrin plus profond que le doute, lui-même ? 
            Et que nos créations sont plus loin du réel 
            Que l'amour qu'il envoie pour pallier aux problèmes 
            Que la vie nous procure sans penser à demain 
            Même quand ce n'est pas pour nous assassiner 
            Il est là, éperdu, à nous tendre, en vain, 
            Ses nuages emplis de ses larmes versées

Mais on ne peut trouver que des mots et des phrases
Pour mettre un peu de bleu là où le noir écrase
Ces doutes qui dévient bien souvent les chemins
Où l'on s'est égaré, étant pourtant certain
D'avoir fait le bon choix, de ne pas s'être épris
D'avoir bien calculé au plus juste le prix,
Et la plume toujours s'en va de page en page
Racontant, sans faiblir, cet unique voyage

 

            Il suffit pour cela de pénétrer son coeur
            En retournant, bien sûr, son regard dans sa tête
            Et de bien ressentir ce qui de l'intérieur
            Voudrait nous emmener aux abords de la fête
            Il y a cependant un danger à cela
            C'est le fait que l'on peut y rester prisonnier
            Car à trop vouloir faire le vide autour de soi
            On ne voit pas toujours comment en réchapper

Le vide est arrivé, doucement sans rien dire
Bien avant que les roses ne se  laissent mourir
Dans une nuit glacée, inconnue des amants
Qui se sont égarés rien qu'en se regardant

Et les murs en montant ont fermé les fenêtres
Empêchant le soleil de les faire renaître
A une vie nouvelle ou un amour passant
Par une autre ruelle et dans un autre temps

 

            Les chemins de l'amour sont tellement biscornus
            Que le moindre faux pas peut souvent engendrer
            Un jamais, un toujours que l'on n'a pas voulu
            Et qui peuvent tout casser même les serments donnés
            Pourtant quand on y pense il suffit d'un sourire
            Pour remettre la braise au beau milieu du vent
            Et ainsi éviter que n's'installe le pire
            Qui peut créer en nous tant de balbutiement

 Et l'orage passé, le soleil s'en revient
Jusqu'au prochain déluge le coeur est plus serein
Il faut en profiter pour sécher les mouchoirs,
On en aura besoin au prochain désespoir
Car les jours se promènent de plaines en vallons
En se moquant du temps et du chant des violons
Et gardant une place pour nos amours dociles
Ils ne gardent pour eux qu'une pensée futile

 

            Tous ces petits chagrins sont souvent dérisoires
            Quand on pense à l'enfant qui ne peut pas marcher
            Ou encore à l'aveugle qui n'a jamais pu voir 
            Les merveilles que ce monde veut parfois nous confier
            Ces sanglots sont souvent une forme d'égoïsme
            Que l'on garde au milieu de sa petite assiette
            En refusant bien sûr, le moindre réalisme
            Car certaines victoires sont parfois des défaites

Chaque jour le soleil fait renaître un matin
Cependant, ça c'est sûr, hier c'était la fin
Et on peut, à nouveau, regarder la campagne
Reprendre le chemin au bras d'une compagne,
Traverser des rivières et vivre cette histoire
Qui nous apportera encore une victoire
Sur cette bonne vieille terre qui quoi que l'on en dise,

Nous permet de trouver, parfois, des friandises !

            Il est des jours comme ça où tout peut basculer
            Car j'ai reçu hier un appel pathétique
            Notre petite soeur, après toutes ces années,
            A reçu de la vie, un instant non magique !
            Son Snoupy qui l'a toujours rendu si heureuse
            A remis à la mort le dernier des soupirs
            Cela met dans son âme des tensions si affreuses
            Qu'elle refuse tout, jusqu'au moindre sourire

Il est vrai que la vie nous donne bien des soucis
Et il est des jours sombres où l'on est démuni
Devant cette souffrance où l'on est étranger
Que l'on peut, désarmé, simplement partager
Il nous reste à comprendre et non à expliquer
Son refus à entendre cette réalité.
Puisse t'elle demain reprendre un tout petit sourire
Puisque c'est notre lot de toujours repartir

 

            Tout est tellement confus, je crois, dans son ego 
            Qu'elle s'assimilait à son petit Snoupy
            Elle ne voulait pour lui, de la vie, que le beau
            Mais, hélas, refusait les limites de la vie
            J'espère que l'avenir pourra faire de son temps 
            Une vie qu'elle voudra enfin vivre en accord
            Avec tous nos parcours, que l'on peut vivre en grand 
            Et qui pour tout être amène toujours à la mort !

Mais cette mort elle m'énerve, on ne la voit jamais
Je sais seul'ment qu'elle frappe comme un fou le ferait
Avec un instrument venu d'un temps passé
Sur des pauvres humains qui ne lui ont rien fait
Oui je sais, je connais ces grandes théories
Que l'on m'a présentées sans pour ça que j'en rie
Et qui disent que le monde il ne fait que tourner
Sans se soucier du temps qui ne fait que passer

 

            Ah la belle évidence, que vous m'exprimez là !
            Il est sûr que nous n'avons aucune importance 
            Pour cet univers dense, né on ne sait pourquoi 
            Mais qui est très logique, malgré ce qu'on en pense !
            Tout début amènera toujours à une fin !
            Même notre galaxie qui ne fait que s'user
            Ne pourra pas survivre le jour où son destin
            Décidera qu'il est temps de la supprimer !

Mais moi je veux encore connaître ces matins
Avant de m'en aller dans cette boite en sapin
Bien sûr je suis déjà assez loin du début
Et la fin s'en viendra sans me faire de salut
Pourquoi donc se poser ces questions inutiles
Qui n'ont une réponse que pour quelques débiles
Quand se terminera cette belle passion
L'un de nous écrira la dernière oraison

 

            Ah La belle épitaphe que je pourrai vous faire !
            Vous ne la saurez pas car vous serez absent
            Je la déclamerai quand vous serez poussière
            Et que vous partirez, emporté par le vent
            Mais peut-être, bien sûr, que je ne pourrai pas
            Dire au monde mes pensées pour votre ultime départ
            Car je pourrais, ce jour, être bien loin déjà
            A vous attendre aux cieux accoudé à un bar

Surtout ne craignez rien j'irai vous retrouver
A moins que pour une fois je n'arrive le premier
Mais s'il existe bien ce comptoir de légende
On risque de tomber sur cette illustre bande
Que l'on a tant aimée, qu'on aimerait revoir
Et si ce n'est pas vrai, on peut toujours y croire
C'est un peu pour ceux là qu'on a créé les rêves
Que l'on doit laisser là quand le matin se lève

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