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Les Polymniesations

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Les Polymniesations

                

Les Polymniesations

        

          R.A.P....idité

            Où peut paître un apôtre ou un pâtre plâtré ?
            Dans un pré près des pros par pure peur de la lèpre ?
            Mais le pire au repaire des peureux repérés
            C'est un port où l'on pourrait pérorer aux vêpres
            Et pourtant le Pérou n'est pas pur paradis
            Pour un porc de Paris tout repu de ripailles
            Qui implore le pardon par rapport à ce prix
            Peu propice aux paris pour un rat sur la paille

Pour parler comme un pro au partir d'un pari
Proposé par un père poète et parolier
Se plongeant presque à p...il  sans prendre le parti
D'emporter dans ses plis ni preuves ni pedigrees
Pourquoi pas par dépit piquer par pur plaisir
Les pantoufles à pépé perdues sur une plage
Implorant la pitié et peut-être même pire
Je préfère à ce point récupérer mes pages

 

            Bon, si je comprends bien, ce petit rap dérange
            Je ne voulais jamais que titiller vos aises
            On peut aimer la poire et détester l'orange
            Refuser tout canapé, choisir une chaise
            Je ne suis pas démon et encore bien moins ange
            Voici un bel envol qu'on pourrait nommer thèse
            Car la vie est un choix qui vraiment me démange
            Qui était la plus belle : Ghislaine ou bien Thérèse ?

Déranger est un mot que je connais très peu
Et surtout en ces temps plus ou moins disparates
J'ai changé tant de choses dans ce tout nouveau jeu
Que tous mes souvenirs me traitent de pirate.
Et les chemins se tracent sans se soucier des voeux
Ou des choix qui se donnent et tous ceux que l'on rate
Car la vie se fout bien que s'allument les feux
L'eau qui nous vient du ciel remplit toutes les barattes

 

            Quand ça débordera vous serez bien mouillé
            Il vous faudra monter jusqu'au premier étage
            Afin de faire sécher vos chevilles et vos pieds
            Vos mollets, vos genoux et peut-être davantage
            Vous attendrez que tout soit bien évaporé
            Pour ensuite constater le sérieux des dommages
            Car prendre : seau, serviettes, ça peut vous faire suer
            Et puis c'est vrai travailler n'est plus de votre age

Voici que d'après vous, c'est une question d'années
Que de pouvoir encore s'éprendre d'un turbin
Bien sûr si l'on se base sur les sommes gagnées
La sueur sur le front ou les maux dans les reins
On trouve sur les routes au bout de la journée
D'honnêtes ouvriers et autres malandrins
Laissant tomber la pluie sur les têtes couronnées
Attendant le soleil qui reviendra demain

 

             Le soleil ne devrait pas vous porter bonheur 
            Car lorsqu'il y en a c'est souvent un turbin
            Puisqu'il est synonyme de beau temps et de fleurs
            S'il est là il vous faut travailler au jardin
            De clôtures en parterre vous y passez des heures
            A planter, ratisser et ce dès le matin
            Espérez donc la pluie, évitez la sueur !
            On n'dit pas un temps d'homme mais bien un temps de chien

Laissons à la nature son temps pour s'occuper
Elle nous laisse admirer, quelle que soit la saison
Son pouvoir et son art pour nous émerveiller
Que l'on soit sous la neige ou un soleil de plomb
Si elle nous donne parfois l'occasion de l'aider
Est-ce bien nécessaire de se mouiller le front
Il y a sur la terre assez d'écervelés
Qui se croyant génies... sont tombés du balcon

 

            La paresse, on le dit, peut générer l'ennui !
            Mais le manque de sommeil crée beaucoup d'accidents !
            Il vaut mieux en ce cas, bien au chaud dans son lit,
            Calculer, à son aise, quand arrive "l'instant"
            Où, il faut se lever et enfiler son "gris"
            Prendre ses tournevis, marteaux et scies à dents
            Afin de reconstruire l'Univers, en sursis
            Et ainsi adoucir la vie de nos enfants !

En allumant le feu pour brûler des colères
Traînaillant ça et là autour d'un coeur perdu
L'étincelle a jaillit enflammant les misères
Et il s'est envolé en quête d'un début.
Un recommencement soigné de ses chimères
Eloigné des soirées où le corps a trop bu
Et la mémoire a pu remémorer le père
Car le dos s'est plié mais ne s'est point rompu

 

            On n'recommence rien puisque tout continue
            La vie n'est qu'un passage vers une autre lumière
            On y traîne ses souliers en marchant dans les rues
            En regardant le ciel pour cacher la misère
            Elle est là ! on le sait ! on attend sa venue !
            On ne peut l'éviter même dans la prière 
            Quand elle nous mangera et s'en ira repue
            Nous pourrons faire planer nos âmes dans les airs

Dans le sillon d'un rêve la peur s'est endormie
Attendant une trêve d'où l'amour reviendrait
Par un chemin perdu d'une terre ennemie
Caché sous le manteau d'un tout petit secret
Le futur s'est brûlé au dernier incendie
Et l'âme n'ira pas respirer les genets
Un début s'est perdu dans les bras de la vie
Mais il a oublié comment on dit "regret"

 

            Tout début a une fin et n'est jamais acquis
            Le surplus qu'on y crée n'est que reflet de l'âme
            Qui peut tout fabriquer, mais jamais les soucis
            Nous sommes bien assez forts pour en tisser la trame
            Croyez-vous que nous devons payer un dédit
            Pour nos vies, nos amours et nos coeurs qui se pâment ?
            Sans penser aux humeurs et aux autres défis
            Que nous laissons à ceux qui font brûler nos flammes

Ces autres qui suivront notre dernier voyage
Se baigneront peut-être au gré de notre fin
Pour créer à leur tour une série de pages
Qui prendront, qu'en sait on, de semblables chemins.
Mais nous serons alors bien loin dans les nuages
Entraînés dans un vide d'où l'on ne verra rien
Si aujourd'hui on peut s'envoyer ces messages
Ne nous en privons pas puisqu'ils nous font du bien

 

            Tout n'est que sensation entre le bien, le mal !
            Les années qui défilent ne font que les saisons
            Quand on aime le cheval, faut-il faire "du cheval" ?
            Quand on aime le calme, faut-il faire "sa maison" ?
            La plus belle des danses ne se fait pas au bal
            Et la fête ne se mesure pas aux cotillons
            Ce n'est pas une recherche d'un trésor ou d'un "graal"
            Qui me ramènera aux pieds de la raison !

Qui donc viendra me dire si j'ai raison ou pas ?
Qui pourra m'expliquer où est la vérité ?
A cela peu importe, je n'écouterai pas
Je partirai toujours où rien n'est indiqué.
Bien sûr me direz-vous on tombe toujours en bas
Mais le but est alors celui de remonter
Moi j'aime bien le cheval c'est lui qui ne m'aime pas
Je préfère un baudet s'il va là où je vais

 

            Mais que cela ferait un bien bel équipage
            Deux têtus l'un sur l'autre allant le même chemin !
            Je le mettrais, c'est sûr, dans mon livre d'images
            A côté des photos de mes chats et mes chiens
            Il n'y en aurait pas qui me fassent rire davantage
            Quoique je m'amuse avec de tous petits riens
            Auriez vous des problèmes qui seraient dus à l'age ?
            Ou alors vous buvez trop de rhum dans un coin ?

Ne comptez pas sur moi pour combler ces lacunes
Le plus têtu des deux n'est pas celui qu'on croit
Et si nos chemins vont se perdre dans les dunes
Il est bien évident qu'ils respectent mon choix
Mais je suis très heureux sans consulter les runes
De vous avoir fait rire sans brusquer votre foie
En dégustant du rhum sur mon croissant de lune
Je regarde passer chaque trente jours... un mois

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