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Naam : Hurois
1
Souvenez-vous de ceux qui nous ont précédé
Je ne parlerai pas de nos pères et nos mères
Mais de ceux qui ont vécu dans un temps passé
Si lointain que nos mémoires ne sont que misère
Ils n'avaient pas pour but de créer la tension
Entre ceux qui voulaient s'exprimer en walland
Ou ceux qui préféraient deviser en flamon
Mais qu'ont-ils fait de nous ces ministres du sang ?
Ce qu'ils voudraient en faire serait plus adéquat
Etes-vous Bruxelleer ou alors Brusselois
Moi je viens de Namur mais parmi mes amis,
Qu'ils viennent de Louvain, d'Alost ou d'Malmédy
Qu'ils me disent "dag mijn vriend",ou bien "bonjour hein m'fi"
L'important n'est-il pas qu'en même temps ils sourient
Et qu'ils suivent le chemin qu'ensemble on a choisi
Chantant les Walloniens en terre de Flandronnie
2
Il est vrai que certains oublient nos origines !
Nous sommes tous, au départ, habitants de ce monde !
Mais l'humain a en lui cette envie "divine"
De se croire supérieur à tout autre à la ronde !
Pour moi l'important n'est surement pas le langage
Ni les choix sexuels, politiques, religieux...
Je sais bien qu'il n'y a que moi que ça engage
Mais je trouve tous ces gens ridicules et piteux.
Permettez-moi au moins de signer avec vous
Ces pensées virtuelles qui n'engagent que nous
Et puisque nous n'avons jamais eut l'intention
De partager ces dires qui ne sont qu'illusions
Nous pouvons, l'âme en paix, poursuivre ce chemin
Que nous avons choisi sans y être contraint
Pour chanter nos chansons même quand le ciel est gris
Et marcher dans la vie sans colère et sans cris
3
Mais tout est évident, nous traçons notre route !
Sans que nos sentiments puissent mettre en doute
Les avis que les autres ont au plus profond d'eux
La vie n'est qu'une vie...jamais ne sera jeu !
J'aimerais bien trouver une formule magique
Qui puisse faire de ce monde...un monde sympatique
Mais elle n'existe pas et il nous faut passer
Par tous ces "gendebiens" qui veulent tout diriger
Je retourne en courant vers mon rayon de lune
En laissant tous ces gens se partager la une
Dans ces tas de journaux d'un tirage journalier
Qui me permettent au moins d'allumer mon foyer
Et au moins dans la brume qui me sert de demeure
On ne peut me forcer d'écouter ces menteurs
Qui ne parviennent plus qu'à me faire pleurer
Quand je suis obligé, parfois, de les croiser
4
Croisez-les sans les craindre, ils peuvent même vous faire rire
Car ils sont bien à plaindre, ces amoureux du pire !
Tout ce qu'ils nous inventent, ils finissent par y croire
A force d'épouvante on attrape peur du noir
Moi, dans ma douce demeure, j'écoute les oiseaux
Je renifle les fleurs et admire les ruisseaux
Croyez vous que ce temps, qui passe sans nous entendre,
Trouvera tous nos chants sans pour ça nous les prendre ?
Tous ces mots que l'on chante juste pour le plaisir
Pourront peut-être un jour amuser d'autres gens
Parmi tous ces terriens présents ou à venir
Il en est, c'est certain, qui sont dans notre camp.
Alors en attendant, partons dans la prairie
Respirant l'herbe tendre, écoutant les oiseaux
Qui eux, au moins, nous chantent de douces mélodies
Pour nous faire oublier tout ce qui sonne faux
5
Il est vrai que ce temps, qui nous est imparti,
Se figera, un jour, pour nous simples d'esprit,
Mais en attendant ce moment inéluctable
Il nous faut, par plaisir, nous remettre à la table
Pour manger, pour écrire, pour faire don de nous-même
A tous ceux qui nous ont fait comprendre : "je t'aime"
Nous le faisons ainsi car c'est ça, la lueur
Qui brillera en nous jusqu'à la dernière heure
Ah ! la grande lueur, dont on a tant parlé
Surtout ces éclairés qui étaient bien vivants
Ils l'ont dit très brillante, d'une grande clarté
Mais tous ceux qui l'ont vue... ils sont restés dedans.
Oui vous avez raison et laissons la briller
Dans nos coeurs, dans nos âmes en demeurant présent
Pour tous ceux que l'on aime et qui nous font aimer
Ces chemins si bizarres que l'on suit en chantant.
6
N'oubliez surtout pas que tous ces chemins creux
Nous les avons créés, avec nos idées folles
Qui nous ont rapporté des plaisirs et des bleus
Nous faisant des étranges marques sur les guiboles
Mais la joie d'avoir fait cette partie du chemin
Avec plein de cailloux tout au fond de nos poches
Peut encore, quelquefois, nous faire tendre la main
En se disant que peut-être tout n'est pas moche
Le tout est de garder suffisamment d'espoir
Pour que tous les matins, regardant le miroir
On puisse reconnaître que tout n'est pas si noir
Même si la météo nous dit qu'il va pleuvoir.
Et en regardant bien au bout de ce chemin
Derrière ou bien devant, se trouvent les desseins
De bijoux, de cailloux, de sentiers mitoyens
Que l'on a traversé sans en trouver la fin
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La fin, nous-a-t'on dit, justifie les moyens
Mais la fin de la faim est question d'appetit
Quand on mange sans faim sans suivre ces chemins
C'est la faim de la fin qui dans l'âme grandit
Je voudrais aller voir des millions de recoins
Qui se trouvent hors de tout ce que l'on nous prédit
Mais il y a des panneaux qui indiquent la fin
Avec plein de barrières et de sens interdits
Ah! ces sens interdits que l'on a empruntés
Sans se soucier souvent de ces vaines barrières
Les panneaux nous disaient qu'il y avait danger
Et nous passions quand même, ignorant les frontières.
Oui, la faim, on connait, surtout celle du coeur
Sur ces chemins sans fin, qui traînaient en longueur
Notre faim de pouvoir aimer sans retenue
Pour enfin traverser les plaines inconnues.
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Ces plaines, ces vallées, ces monts et ces rivières
Qu'on peut voir en pensées, innondés de lumière
Il suffit de partir avec son balluchon
Et de marcher sans but au travers des régions
Pour enfin les admirer, les yeux grand ouverts
Avant que cette terre ne devienne un désert.
Mais avons encore en nous cette aptitude ?
Puisque nous restons dans nos petites habitudes !
Puis un jour ça et la, pour l'un ou l'autre ami
Un parent, un tonton, le chemin se finit
Son colis reste la, il part les yeux fermés
Sans penser que derrière, restent les chagrinés.
Les plaines et les vallées se ferment à tout jamais
En nous laissant rêver au prochain mois de mai
Qui pour tous ceux qui restent, refleurira la terre
Sans le moins se soucier qui la voie, qui se terre
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