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Les Pensées

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Les Pensées

        

 Rêve Herbert !

1
Une île, un coin perdu, un carré d'herbe tendre
Chauffé par le soleil, où l'on aime s'étendre ?
Bien sûr que c'la existe dans les jardins secrets,
La où l'on vient chanter quand le temps le permet.
Chacun peut le construire sans autorisation
Sans permis de bâtir, que l'imagination.
Accepteriez-vous un impôt sur votre tour
Pas plus qu'une assurance quand je voyage autour.

Pas de taxe, d'assurance ou d'impôt recevable !
Dans cette tour je suis, pour tout dire, maître à bord !
Il n'y a aucun dieu et bien sur aucun diable
Il n'y a que les vestiges de mes coups du sort
Quand vos pas vous dirigent dans sa direction
N'ayez crainte, entrez, j'attendais votre passage
Mes fantasmes et mes rêves sont les seules illusions
Qui ressemblent à celles qui décorent votre nuage

2
Je ne m'en prive pas, bien des soirs je m'évade
Et dans ses longs couloirs, je vais en promenade
Je respire par les yeux le plaisir qu'on se donne
En créant ces domaines qui n'embêtent personne.
Je m'élance d'un créneau et m'envole dans les airs
Rentrant par la fenêtre j'atterris sur des vers.
Est-il plus beau voyage qui ne me coûte rien
Qui m'offre des vacances et m'emmène si loin !

Il me semble que ces vers vous font vite avancer
De cette célérité, je n'ai point l'habitude
Peut-être que la joie de me voir arriver
Dans votre belle province vous donne la promptitude
De répondre à mes phrases imbibées de tendresse
Et aussi de venin, mais sans aucun danger !
Vous pouvez, sans problême, vous rasseoir sur vos fesses
Pour répondre à ceci quand vous le désirez !

3
Ben voila je me pose pour prendre du repos
Attendant de vous voir venir comme voisin.
La province est pas mal sans être "Eldorado"
Mais le tout est sans doute de s'y sentir serein.
J'ai sur le bord du coeur d'autres choses à vous dire
Afin d'alimenter notre belle aventure
Des projets qui s'avancent que je ne puis écrire
Et qui pourraient vous plaire, j'en suis quasiment sûr

Oh je m'attends à tout et peut-être même au pire !
Quand les idées vous viennent, je ne suis qu'impatience
Elle peuvent m'interesser ou bien me faire rire
Mais ont toujours pour moi une intime importance
Je vous sais, mon grand frère, quelque peu inventif
Et j'espère ajouter un petit grain de sel
Aux idées saugrenues qui germent sous vos tifs
Dites moi tout cela bien avant ce Noël !

4
Votre flèche a percé d'un seul coup mon armure
Et le sang s'est remis à couler de mon coeur
Tout ce passé enfouit sous d'autres aventures
Se dresse devant moi et réveille mes peurs
De revoir un beau jour et sur le même quai
Ce regard adoré tout chargé de remords,
D'amour ou bien de haine gravé dans le secret
Des années égrainées à conjurer le sort

Il ne faut pas toujours oublier le passé
Surtout celui qui a une telle importance
On ne peut pas savoir ce qu'il va nous donner
Tout un lot de bonheur mais aussi de souffrance ?
Il est sur que pour moi il vous faut retourner
Vers ces années perdues et ces coups de malchance
Qui vous ont fait prendre des chemins détournés
Qui vous ont éloigné des chemins de l'enfance

5
Ca y est j'ai lancé ce pavé dans la marre
Il me reste à m'attendre à des éclaboussures
Craignant bien de laisser mes rêves dans la bagarre
J'en assume les risques de lendemains obscurs
Je m'avance bien droit dans ce voyage étrange
Avec la peur au ventre et la gorge nouée
Vais-je enfin rencontrer le diable ou bien cet ange
Qui redessinera ma vie prostituée.

Faut-il qu'ils soient étranges ces démons interieurs
Pour que l'on puisse penser que la vie n'est pas belle
Elle est faite de nos joies, mais aussi de nos peurs
Et c'est nous qui pouvons la rendre un peu cruelle
Car nous sommes imparfaits dans toutes nos décisions
Il est vrai, quelquefois, on peut se rapprocher
Du parfait ou, du moins, d'en avoir la vision
Mais, du coeur, il ne faut jamais trop s'éloigner

6
Un amour endormi est parti ce matin
Vers une destination pourtant bien inconnue
Il s'est fait tout petit sans n'imaginer rien
Et c'est le cœur tremblant qu'il a joint ses mains nues
Il n'avait pas de dieu pour confier ses espoirs
Pourtant il n'est pas de prières plus pieuses
Sans un mot, sans un cri il attend dans le noir
Une note sur la gamme de ses pensées anxieuses

Le temps est ainsi fait, la patience a ses lois
Il ne faut pas tourner, sans cesse dans le chaudron
On doit garder par amour une sorte de foi
Même si le silence peut paraître un peu long
La vie n'est que la vie, nous l'avons méritée
Puisque pour la quérir nous avons du courir
Plus vite que les autres qui avaient espéré
Atteindre cet ovule pour pouvoir en jouir

7
Alors donc, il est vrai, qu'un beau jour dans la course
J'ai terminé premier, c'est la un grand honneur
Que de finir vainqueur au sortir de la bourse
Au plein milieu de ces talentueux coureurs
Mais qu'est-il advenu de tous ces concurrents
Qui se sont élancés vers le même trésor
Nous avons partagé quelques divins instants
Moi j'ai connu la vie et les autres sont mort

C'est vrai que cette mort fait partie de la vie
Puisque dans cette course nous n'avions pas de sexe
Une fois qu'on est né, qu'on soit garçon ou fille
Peut parfois être simple ou alors bien complexe
La vie nous l'avons prise, puisque nous la voulions
Cette vie n'est jamais que ce que l'on en fait !
Arretons d'accuser nos plus petits morpions
Et voyons nos ratés et nos plus beaux secrets

8
J'ai entendu parler du jugement dernier
Celui derrière lequel on peut tout camoufler
Ses regrets, ses ratés, ses remords en entier
Il suffit de mourir et on est pardonner
Mais bien avant tout ça que l'on y croit ou pas
Il faut vivre la vie sans se masquer les yeux
Essayer de refaire un retour sur ses pas
Et laver les blessures du moins celles que l'on peut

On peut tout nettoyer même une absence forcée
Une absence qui arrive comme par un coup du sort
Qui vous fait ravaler tous les textes créés
En les laissant ancrés dans un horrible port
Mais quand soudain reviennent toutes les facultés
On se laisse emporter par des élans lyriques
Et la joie nous innonde par des mots bien torchés
Mais surtout essayons de rester pragmatiques

9
Mais tous ces beaux discours, où donc vont-il partir ?
Vers un coin de néant que je connais trop bien
Je vais par ces chemins qui me verront mourir
En croyant au destin qui ne dessine rien.
Le passé est passé, vous me l'avez appris
Le présent est devant, ce n'est pas un secret
Le futur est absent et les rêves interdits
Qu'importe les "on dits" pourvu qu'ils soient discrets !

"Le futur est absent" car pas dans le présent
Mais il peut arriver plus vite que l'on ne croit !
Il vient sans crier "gare" se mettre au devant
Du prochain des regards, du suivant de nos pas
Mais il ne faut jamais, présumer du bonheur
Qu'il va nous apporter, car on ne peut savoir
Si le bien ou le mal se trouve à l'interieur
Il faut le laisser faire et garder bon espoir

10
Ah ce maudit futur ! Il est bien quelque part ?
Où donc faut-il l'attendre, dans quel port, dans quelle gare ?
Viendra t'il dans mon dos, me surprendre au hasard ?
Où passera t'il bien loin, au gré de mes retards ?
Me voici replongé, dans ces questions stupides
Qui me laissent en errance dans mes pensées candides !
Je vous entends déjà de vos phrases limpides
Me savonnant l'esprit de ces idées sordides


 

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