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Les Pensées

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Les Pensées

        

  Est-ce paix rance ?

 

            Quand on voit dans ce monde la valeur que l'on donne

            A un mot si humain, enfin si j'ose dire,

            Car l'humain n'est pas ange quand le pouvoir résonne

            Le mot "paix" c'est en "guerre" qu'il préfère le traduire

            Tous ces gens qui en souffrent ne peuvent se l'expliquer

            Puisque la majorité d'entre eux ne sait pas

            Pourquoi devant leurs yeux on vient assassiner

            Un enfant qu'ils ont attendu pendant neuf mois

 

J'ai cru voir dans mon ciel un nuage tout noir

J'ai fait un long détour pour ne pas le revoir

Mais il s'est accroché et j'ai du regarder

La vie sur cette terre parfois triste à pleurer

Ces "humains" dont on parle qui nous prêchent la paix

En envoyant les hommes dans des guerres sans pitié

Qui récoltent les fruits dont ils ne savent que faire

Qui détruisent la nature et même toute la terre

 

 

            Car l'appât du pouvoir est celui de l'argent

            Ils vendraient père et mère si ils étaient à vendre

            Ignorant que l'argent n'est jamais que du vent

            Et qu'ils n'en auront plus dans la tombe ou les cendres

            La folie qui s'empare d'eux ne s'ra jamais nôtre

            On peut bien se passer de comptes en banque juteux

            Tant qu'on peut profiter, du moins nous et bien d'autres,

            Du plaisir d'un repas partagé près du feu

 

Mais si la vie un jour veut me montrer du doigt

Pour mettre sous mon nez un vrai festin de roi

je n'opposerai point de préjugés stupides

Pour plonger ma fourchette et me remplir le "bîde"

Si par un beau matin je me mets à nous vendre

Et que l'or si malsain nous tombe sur le ventre

Il faudra, à tout prix, éviter le parjure

Mais nous savons très bien que notre âme est trop pure

 

 

            Mais, bien évidemment, si la corne d'abondance

            S'ouvrait soudainement dans notre direction

            Nous prendrions, c'est sûr, part à cette pitance

            Mais pas uniquement pour avoir du "pognon"

            Pour avoir au dessus de la tête un bon toit !

            Et avoir à manger tous les jours dans l'assiette !

            Et s'il reste de quoi faire plaisir autour de soi

            Nous inviterions tous nos amis à la fête !

 

J'ai peur en regardant ce futur imparfait

De perdre ce que j'ai au profond de mon coeur.

Ces buffets de seigneur et ce champagne au frais

Viendrait en un seul jour, réveiller mes rancoeurs.

Il me faudrait alors survivre de mes rêves

Au lieu de les garder dans le creux de mes nuits

Pourrai-je encore vous dire sans attraper la fièvre

Que dans ma solitude je ne crains pas l'ennui !

 

 

            Qui vous parle de changer nos petites vies ?

            Il y a mieux à faire pour être bienheureux !

            Je vous dis simplement qu'on peut être surpris

            Par la fièvre du succès, de l'amour ou du jeu !

            Je ne veux sûrement pas dénier nos faiblesses

            Qui ont pu nous faire garder nos sourires d'enfants

            Et je ne pourrais pas me vautrer dans la liesse

            Par envie de richesse...du moins celle du néant !

 

Cette vie qui se plait à mettre sur nos voies

Des clous et des cailloux, même parfois des joies

Et quand elle se promène au creux de nos envies

Il faut tendre les mains, l'accueillir en amie.

On sait quand elle se fâche qu'elle peut être cruelle

Et que rien ne l'arrête quand elle joue les rebelles.

Alors profitons bien de ses instants câlins

Quand elle passe au soleil, sa chaleur nous revient

 

 

            Oui mais trop de soleil peut assécher la terre

            Alors il n'y a plus rien qui pousse dans les champs

            Qui deviennent de grandes étendues de misère

            Et, du coup, on espère la pluie et le vent !

            Je sais qu'on a la chance de vivre en ce pays

            Epargné par les désastres créés par l'humain

            Mais pensons à ces autres, qui vivent loin d'ici

            Et qui n'ont, quand ils l'ont, qu'un peu d'eau et du pain !

 

Et c'est parmi ces gens que fleurit la richesse

Celle qu'ils ont dans le coeur, qu'ils offrent sans compter

Ils partagent avec tous, le trop plein d'allégresse

Qui fait tourner la ronde et nous fait espérer.

Car il est bien prouvé que notre bonne vieille terre

A dans son sein assez, d'argent, d'eau, de soleil

Pour permettre à chacun de soigner ses misères.

C'n'est pas une sinécure d'enclencher le réveil

 

 

            Pour qu'il sonne assez tôt, ce satané réveil

            Il faudrait que le monde fasse une thérapie

            Et que l'homme prenne conscience de toutes les merveilles

            Qu'il massacre sans trop voir qu'il massacre la vie

            Mais le mal est ancré dans son coeur envieux

            Il ne pourra jamais faire don de son amour

            Je veux parler de celui qui est bienheureux

            Quand il peut prendre aux autres leurs euro ou francs lourds

 

J'aim'rais être docteur pour soigner tous ces gens

Aller voir dans leur coeur, mais j'ai horreur du sang

Faut-il continuer en se fermant les yeux ?

Et subir en silence ce qui n'est plus un jeu.

Les nouveaux conquérants sont entrés dans les villes

Entortillant les hommes de leur refrain débile

Ils ont tout emporté ne laissant que du vent

Nous n'avons plus en nous que notre coeur d'enfant.

 

 

            Ce n'est, je crois, pas si mal de pouvoir garder

            Au fond de nos carcasses cette envie de rêver !

            De réussir à faire dans cette vie douce amère

            Un écran de folie pour cacher ces misères

            Le jour où je ne pourrai plus croire aux lutins

            Aux sorcières qui claironnent dès le petit matin

            Il sera temps, je pense, de tirer le rideau

            Et de quitter, avec la méduse, le radeau

 

Rêvez donc mon ami, ne vous arrêtez pas

Et ce n'est pas de moi que viendra le contraire

Les lutins, les sorcières me suivent au pas à pas

Ils me donnent le "la" et brisent mes colères

Quand viendra ce moment ou l'on fait le grand pas

Je m'envolerai vers leur monde de chimères

En laissant derrière moi quelqu'empreintes de pas

Une photo, un poème... quelques vagues prières...

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