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Les Pensées

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Les Pensées

        

       Cas pas cités

 

Voila c'est reparti, c'est le jour du printemps

Et si mars nous envoie ses dernières giboulées

On peut bien espérer du soleil les présents.

En montant dans le ciel, qu'il réchauffe nos pensées

Qu'il redonne à nos prés les couleurs attendues

Nous permettant ainsi de puiser la douceur

Que nous pourrons tracer sur des pages encore nues

Nous apportant l'espoir et la paix dans le cœur

 

            La réponse s'est faite un tant soit peu désirée

            Car cette date, le 21, est chère à mon coeur

            C'est le jour de naissance de ma soeur bien aimée

            Qui manque quelquefois à mes heures de bonheur

            Mais, c'est vrai, le printemps vient sonner à nos portes

            Nous amenant son lot de soleil dans le ciel

            Et aussi dans nos têtes, enfin en quelque sorte,

            Puisque la vie ne sera jamais tout de miel

 

 

Et c'est en regardant les étoiles dans la nuit

Que l'on a pu ainsi délimiter le temps

Le soleil s'élève et la nature le suit

Nous offrant les merveilles du re commencement

Le matin, les oiseaux nous donnent la mesure

D'un chant que l'on connaît et toujours aussi beau

Que nous griffonnerons sous forme d'écriture

Au gré de nos pensées et de nos mots nouveaux

 

            En laissant libre cours à l'imagination

            On entend également le doux chant des étoiles

            Qui s'élève la nuit et qui perce le voile

            Quand on est bien enfoui sous le gros édredon

            C'est, un peu, ce qui berce notre corps engourdi

            Par ces jours de labeur et ces fêtes païennes

            Nos neurones se reposent avant que ne revienne

            La sonnerie du réveil qui nous dit : "Allons-y"

 

 

Ah ! ce maudit réveil qui me sort de ma nuit

Où je dormais tranquille dans un bain de douceur

Et voila que la vie me jette en bas du lit

Me criant sans répit : "aller debout, c'est l'heure !"

Me revoici encore devant ce long chemin

Sans savoir si les forces ne vont pas me manquer

Pour traverser ce bois tout planté de sapins

Et grimper tout la haut vers le dernier rocher ?

 

            Mais vous pourrez, sans doute, en tirer avantage

            Tout en haut du rocher, vous verrez mieux le ciel,

            Les plaines, le soleil, les villes et les plages,

            Les castors aux rivières et les abeilles au miel

            Alors pourquoi vous plaindre de ce précieux présent ?

            Quand vous êtes couché vous ne pouvez rien voir

            A part le verre à eau où barbotent vos dents

            Ou le porte manteau avec votre peignoir

 

 

Je vais vous écouter et je vais y grimper

Par ce chemin bizarre jusqu'en haut du rocher

Je vous raconterai quand je verrai la plaine

Si les castors sont rois et les abeilles reines

Quand j'aurai vu le ciel, le soleil et le vent

Ne vous étonnez pas que je vienne en chantant

Mendier de votre main, la devant votre porte

Un morceau de refrain qui me donne l'escorte

 

            Il vous sera offert, sans nulle hésitation !

            Et ses notes feront chanter tous les oiseaux !

            Vous pourrez l'emporter dans votre balluchon

            En y mettant, bien sûr, les plus doux de vos mots

            Lorsque vos pas viendront sur le pas de ma porte

            Je vous le donnerai ainsi qu'un peu de pain

            Et pour que votre voix ne soit pas langue morte

            J'y ajouterai, en plus, un bon cruchon de vin !

 

 

Vous sachant connaisseur je n'hésiterai pas

Passant dans votre rue de pousser le portail

Nous pourrons profiter de ce jour de gala

Pour partager ensemble nos dernières trouvailles.

Je pourrai emmener pour goûter votre pain

L'un ou l'autre fromage dont je vous sais friand

Et le ventre enchanté de ce repas divin

Nous ré inventerons la ballade des gens.

 

            Quand les gens se promènent juste pour découvrir

            Le tableau que la nature a dressé pour nous

            Il me vient des pensées qui me forcent à sourire

            Car je me dis qu'il y aura toujours des fous !

            Ceux qui ont décidé que la vie vaut bien mieux

            Que le fait de se battre afin de posséder

            Le pouvoir, les dollars, les images d'un dieu

            Qui ne nous offriront que des larmes comptées

 

 

Ce n'est que bien plus tard et quand on se retourne

Pour bien se rendre compte du chemin parcouru

Sans se chercher l'excuse ni la moindre ristourne

On peut s'apercevoir que tout n'est pas perdu

Les promenades au bois, les amours dans le blé

Les retours aux abois, les chants au clair de lune

Les ampoules dans les doigts, les clous dans les souliers

Doivent nous rappeler que la vie on n'en a qu'une !

 

            Mais comment la vit-on cette fameuse vie ?

            Dans une belle villa ou sur le banc d'une gare !

            On n'a pas les mêmes rêves, pas les mêmes envies

            Quand on vit dans le luxe ou bien dans le brouillard !

            Mais nous n'y pouvons rien...enfin c'est ce qu'on pense

            On donne une petite pièce ou un sourire sympa

            Puis on rentre chez soi pour se remplir la panse

            Avant de se coucher content de son repas

 

 

Je sais, vous m'avez dit "on a toujours le choix"

On peut toujours choisir ou taxi ou métro

Une envie qui s'incruste n'est pas chemin de croix

On peut la satisfaire sans se briser les os

Il n'est pas nécessaire de puiser ses deniers

Dans ce panier sans fond où traînent quelques euro

Pour assouvir ses rêves de piètre chevalier

En quête de sourires et de quelques beaux mots

 

            Je parle bien des rêves, mais tous n'ont pas la chance

            De pouvoir en avoir, de ceux qui font sourire

            Ou bien rire, quand la vie n'a aucune d'importance

            Lorsque même sa faim on ne peut assouvir

            Quand j'entends tous les cris de ces gens qui n'ont rien

            Je me révolte un peu...comme un vieux Don Quichotte

            Et je ne sais que faire pour projeter le bien

            Pensez-vous que ma quête soit une quête sotte ?

 

 

Chaque quête a toujours et quelle qu'en soit la cause

Un coté positif pour celui qui la pose

Qu'il soit un chevalier à la triste figure

Ou rêveur ignorant l'autre coté du mur

Le tout est de partir en se fermant les yeux

Sans craindre d'emprunter les chemins rocailleux

Où passent les grognards et les voix médisantes

Qui font de nos pensées des rêves en attentes

 

            Et revoilà les rêves...et en plus les attentes !

            Pensez vous que la vie ne soit faite que de ça ?

            La vie peut être plate...elle peut être en pente !

            Mais jamais ne se suffira juste comme ça

            A regarder passer les oiseaux dans le ciel

            Pourtant je me complais à contempler leurs vols !

            La vie...mais pour tout le monde est toujours l'essentiel

            Mais n'allez pas pour ça créer une parabole !

 

 

Les rêves et les attentes seront toujours en moi

Et ce sera ma vie jusqu'à son dernier jour

Je me fous des "comment" des "combien" des "pourquoi"

Et j'aime imaginer les éternels retours

Pourquoi donc croyez-vous que j'ai mis ma maison

Au creux de ce nuage que personne ne connaît

Qu'il soit blanc ou bien noir, il garde ses raisons

C'est la que je m'amuse au gré de mes secrets

 

            Je trouve votre ton un peu vindicatif !

            Je ne fais que parler de la vie en elle-même

            Malgré son immensité et tous ses récifs

            Elle donne à chacun un parcours ou un thème

            Et je sais vos secrets en votre beau nuage

            Mais laissez moi vous dire, je crois que c'est mon tour,

            Que les miens sont enfouis au milieu des passages

            Qui font le labyrinthe insensé de ma tour !

 

 

J'n'ai jamais trop bien pu écrire le mot vengeance

Et bien sur que ma vie ne fut pas celle d'un ange

Mais je n'ai jamais pu conserver de colère

Même quand elle m'a montré ses lueurs de misère

J'ai camouflé mes larmes à l'abri de mes rires

J'ai gardé dans mon âme mes envies de délires

Si aujourd'hui je couche ces mots sur du papier

C'est pour les libérer du fond de mon grenier

 

            Il n'était pas, vous le savez, dans mes desseins

            De vous insulter ou de vous faire de la peine

            Mes intentions sont "qui aime bien châtie bien"

            Et, bien sûr, de boire la coupe quand elle est pleine !

            La vengeance est un plat qui se mange trop froid !

            Et j'ai une préférence pour les plats très très chauds

            Qui me font un peu grossir...un peu je le crois...

            Mais j'aime ça et ce n'est pas mon moindre défaut

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