librairievirtuelle

Les Pensées

librairie-virtuelle

                

Les Pensées

        

         L'or dine Ath heure

 

            Azeteuherigrekuhihopé c'est ça !

            Pas facile d'apprendre tout ce clavier par coeur !

            Mais cela n'est pas grave puisqu'à l'heure où mes doigts

            Se mettent à pianoter ce n'est pas un malheur

            Les mots se créent sans que je ne doive y penser

            Et la musique qu'ils jouent est douce à mes oreilles

            Bien sûr je dois attendre que vous me répondiez

            Mais cela ne trouble jamais trop mon sommeil

 

C'est la nuit qui repose les heures de la journée

Permettant à nos corps de se remettre à l'heure

Tandis qu'en nos mémoires se rangent nos pensées

Et inventent les chants qui font vibrer nos coeurs.

Quand plus tard mes deux doigts s'activent sur le clavier

Pour répondre, bien à l'aise et combler vos attentes

Je sais que vos envies voudraient m'accélérer

Mais en ses origines mon âme reste confiante

 

 

            Oh Je sais ! Il n'est pas question de vous brusquer !

            La vitesse n'est pas votre cheval de bataille !

            Loin de moi, cette envie, car je sais patienter

            Jusqu'à l'heure où même les derniers paumés baillent !

            Mais lorsque votre sommeil dépasse la décence

            J'aimerais être à la place de votre réveil

            Et sonner, à tue-tête, l'heure de la délivrance

            Pour faire venir en vous la clarté du soleil !

 

C'est bien avant cela que le vent s'est levé

Au-dessus du fossé où j'étais calfeutré

Et je n'ai pas encore entendu la sonnerie

Qui me dit qu'il est temps de quitter la rêverie.

Je me retourne donc au fond de ma paillasse

Attendant patiemment que les heures se passent

Et quand un beau matin reviendra le soleil

Je n'aurai plus besoin de garder ce réveil

 

 

            Pour les fois où réellement vous le branchez

            Il n'est pas nécessaire de le faire briller

            Que ce soit le polish ou la lumière du jour

            Qui le mette en valeur sous ses plus beaux atours

            Demandez plutôt à une de vos connaissances

            De venir secouer votre belle nonchalance...

            Mais je ris, car je sais que toute la semaine !

            Vous chantez dès le matin vos belles rengaines

 

Est-il plus beau salut qu'on puisse faire au soleil ?

Qui toutes les aurores nous chatouille les orteils !

Que de lui fredonner sans rechercher la gloire

Les quelques mélodies composées dans le noir

Quelques fois il se cache et se met à pleurer

Sans doute qu'il ne veut pas nous décourager

Mais quand il nous envoie ses chaleureux rayons

C'est qu'il est bien content de voir notre passion.

 

 

            Je crois bien que c'est lui qui avive les passions

            Même lorsque l'hiver nous donne ses glaçons

            Quoi de plus beau que la lumière du soleil

            Sur un tapis de neige à nul autre pareil

            Il faudrait, je le crois, remettre bien en place

            Les critères de beauté qui jamais ne nous lassent

            La nature, le soleil, la montagne ou la mer

            Après un bon repas, quel sublime dessert

 

Je prendrai ce soleil pour le greffer en moi

Puisqu'il se donne à ceux qui en ont le désir

Je le partagerai dans le rire et la joie

Et l'on ne pourra plus sur la terre que sourire

Les chacals et les loups resteront dans les bois

Et se réchaufferont de quelques souvenirs.

Vous voyez que mes rêves n'altèrent pas mes lois

Plutôt que d'en changer, j'aimerais mieux mourir

 

 

            Il nous le faudra bien, lorsque sonnera l'heure

            Mais nos lois resteront, par delà cette mort

            Et ceux qui nous connaissent n'auront plus jamais peur

            C'est, du moins quand je rêve, mon désir le plus fort

            Nous pourrons soulager jusqu'au moindre "bobo"

            Quoi de plus merveilleux que d'encore espérer

            Tous ceux que nous aimons n'auront plus que du beau

            A partager entre eux ! Qu'est ce que vous en pensez ?

 

Qu'il est beau ce message enrobé de l'espoir

De laisser derrière nous, quand sera venue l'heure,

Un colis de douceur à partager le soir

Sans craindre la colère ou les coups sur le coeur.

Même s'il n'existe pas, ce bar de l'au-delà

Je peux l'imaginer encerclé de lumière

Je nous vois entonner l'éternel "ça ira"

Et je m'endors heureux dans mes tendres chimères. 

 

 

            Vous avez, j'en suis sûr, raison de souligner

            Que cela n'est qu'un rêve né de l'esprit volage

            Qui s'est ancré en nous, au début d'un été

            Car c'est vrai, malgré tout, le soleil nous soulage

            Mais il était important de bien préciser

            Que si nos raisons chavirent à cause de notre age

            Ce n'est jamais que pour, par bonheur, souhaiter

            Que ces gens, que l'on aime, ne soient jamais trop sages

 

On me l'a répété mais il y a bien longtemps

"Sois sage mon enfant, et le ciel brillera"

J'en ai fait le serment, j'étais obéissant

Et je me suis assis en pensant "on verra".

Quand je regarde ainsi par dessus mon épaule

Oubliant ma parole me reviennent les jours

Où la vie m'a gâté en inversant les rôles

Le sage d'un côté et de l'autre l'amour

 

 

            Mais, pourtant, la sagesse est une question d'amour

            Ou c'est l'amour qui est une question de sagesse ?

            Puisqu'on peut le ressentir sans en faire le tour

            En restant dans un état qui frôle l'allégresse

            L'important c'est d'aimer sans jamais calculer

            La sagesse que l'on a et l'amour que l'on donne

            Et aussi d'accepter pour contrebalancer

            La main tendue vers soi quand les soucis résonnent

 

On pourrait en parler pendant des heures entières

De cette belle sagesse que l'on dit prometteuse

Ce qui laisse à penser que de toute manière

La valeur du "sage" est à mettre en veilleuse.

Car si dans nos amours nous voulons rester sages

Les démons de la nuit quitteront notre nid

Et dans les rues désertes nous serons de passage

Pour dormir trop souvent dans d'horrible taudis 

 

 

            "Sagesse" vient de "sapiens" qui veut dire "savoir"

            Et non pas d'être sage en suçant bien son pouce

            Je ne vous parle pas de bien faire vos devoirs

            Mais de savoir que faire quand l'esprit se trémousse

            Croyiez-vous que je fus dans ma vie bien prudent ?

            Et que toutes mes paroles n'étaient que des appâts

            J'ai donné plein d'amour et quelquefois du vent

            Mais je n'ai pas triché ! Car je ne trompe pas !

 

Je ne mets pas en doute aucune connaissance

Sur l'origine des mots, d'Italie ou de France

Si tous ceux que j'emplois me viennent avec aisance

C'est qu'ils ont à mes yeux une simple importance

Je sais bien que ma vie n'est pas une référence

Et je me suis planté plus souvent qu'on n'le pense

J'ai donné sans compter de fausses espérances

Et j'ai pris sur le nez les cruelles redevances 

page précédente    page suivante

 S A B A M

votez ici

audit et mesure d'audience visiteurs internet par Analyse d'audience