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Les Pensées

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Les Pensées

        

 La fille liée

 

Il y a bien longtemps et du haut de sa tour

Un homme a créé dieu qu'il a nommé amour

C'était le temps béni où les hommes étaient frères

Ils n'avaient pas encore inventé la colère

La nature leur offrait tous les fruits de la terre

Et la vie s'écoulait comme l'eau de la rivière

L'homme s'en est allé voyager sans retour

Son fils a gardé dieu mais a brisé sa tour

 

            Et les siècles ont passé en donnant à ces hommes

            Une envie de rêver et bien d'autres symptômes

            S'ils ont cru à l'amour, c'est à l'amour de soi

            Et l'envie du pouvoir a dompté leurs émois

            Sauf pour les quelques fous, qui ont encore la foi

            En la vie, en l'amour et en l'humain...des fois

            Si les choses ont changé c'n'est pas la faute à Rome

            Athènes ou Istamboul...mais bien à tous ces hommes

 

 

Et ils se sont jugés par le glaive et le sang

En se faisant la guerre et en se condamnant

Si bien que tous ces frères se sont entretués

Sans penser à ces mères qui n'ont plus qu'à pleurer

Qui pourrait me défendre sous peine de désespoir ?

De me fermer les yeux et de rêver le soir

Sans ouvrir ce journal emplit d'assassinats

Ou la télévision qui fait son cinéma

 

            Cette boîte à image n'est jamais qu'un recueil

            Si on l'utilise bien, on la lit comme une feuille

            Il ne faut regarder que les belles émissions

            Qui nous montrent des fleuves, des vallées et des monts

            Il ne faut pas fermer son regard à toute chose

            Oui je sais que la vie n'est jamais vraiment rose !

            Mais en se donnant un tout petit peu de mal

            On peut voir la colombe à la place du chacal !

 

 

Une fois n'est pas coutume et je me laisse aller

La feuille de chou du jour m'en ayant fait l'éloge

Je m'installe en fauteuil et j'allume la télé

Attendant que s'égrènent les secondes à l'horloge

Le scénario est bon, les comédiens sont forts

Mais pourquoi faut-il donc que l'on détaille ainsi

Les formes de l'amour et l'image de la mort...

...C'était un reportage sur la vie des fourmis

 

            Mais vous savez, la vie, nous n'y construisons rien

            Qu'un peu de fantaisie, de folies et d'amour

            Ce qui est, ma foi, bien, comme me disait mon chien,

            Car il faut qu'on survive sans espoir de retour !

            Bon, laissons donc aller nos âmes voyageuses

            Et ne faisons surtout pas comme les fourmis

            Qui vénèrent toute leur vie une reine emmerdeuse

            Sans espoir de folies, d'amour ou fantaisie !!!!

 

 

Si souvent je me penche vers des rêves un peu fous

Si en fermant les yeux je m'envole vers les cieux

C'est peut-être pour voir ou se cache les loups

Qui s'en viennent de partout et allument les feux

Ceux qui brûlent les paix et détruisent les cœurs

Qui prêchent la misère en récoltant de l'or

Qui sèment la colère soulevant la fureur

Et ne laissent de la terre qu'un bien triste décor

 

            Ce n'est jamais qu'un petit passage de la race ,

            Dont nous faisons partie ,sur cette boule de terre

            Qui dans des millions d'années n'aura plus de trace

            Que celle qui tous les jours découle de ses arrières

            La terre n'aura jamais aucun ressentiment

            Envers ceux qui la prennent pour leur bien personnel

            Elle n'a qu'un seul but et qu'un unique tourment

            Celui de rattraper sa place dans le ciel

 

 

En attendant la fin de cette boule de terre

On peut encore connaître bien des bouleversements

Et avant que ne change sa vitale atmosphère

Profitons-en surtout pour prendre du bon temps

Certains vieux vous diront qu'il est bien loin derrière

Mais je vous le proclame qu'il est la tout devant

Peut-être un peu caché par d'anciennes colères

Mais on est sûr au moins de vivre le présent

 

            Et pourquoi pas ne faire de nos vie inutiles

            Un cadeau ,un mystère , une plainte tranquille

            Il y a tant de choses à faire sur cette terre

            Que nos petits bobos ne sont pas des manières

            Pensez-vous que le fait de se "racrapoter" ?

            Comme l'a dit si bien BREL puisse nous raccommoder

            Pour la vie l"essentiel" ou juste pour un passage

            Il n'y a pas de JESUS...Personne n'est Roi mage

 

 

Que ferions-nous d'un roi et mage par surcroît ?

Qu'il reste dans les livres qu'on me montrait jadis

En me faisant mimer la forme d'une croix

Alors que je rêvais de bâtons de réglisse.

Puisque cette ère déborde de communications

Expliquez-moi plutôt pourquoi comme des idiots

Tout ce monde s'explose en hallucinations

Et tous les gens se parlent en se tournant le dos

 

            Mais vous le savez bien, la communication

            Se fait devant l'écran, dans un coin du salon

            Si je veux bien admettre que c'est un bel outil

            Le PC n'est pas fait pour se faire des amis

            Il y a trop de gens qui profitent du système

            Pour essayer de prendre tout ce "pognon" qu'ils aiment

            Cela dit, je sais que nous nous en avons besoin

            Puisque nous sommes séparés par un long chemin

 

 

Je ne veux pas parler de ce carré magique

Qui permet à nos plumes d'échanger nos pensées

Sans offrir à la poste des sommes astronomiques

En lettres sous enveloppes légalement timbrées.

Mais tous ces pauvres clowns qui s'écoute parler

En se foutant pas mal des conneries énoncées

Qui tout en complotant ce "pognon" encaissé

Ecrase dans la boue leurs quelconques idées

 

            Je me fiche pas mal de ce qu'ils peuvent penser !

            Mon esprit est bien loin de s'en préoccuper

            Je préfère respirer au milieu de nulle part

            Admirant la nature qui nous donne son art

            Qu'y a t’il de plus beau que ce qu'elle nous offre ?

            Aucun trésor n'est enfermé dans aucun coffre !

            Alors, laissons courir nos imaginations

            Vers toutes ces beautés ! Oublions tous ces "cons" !

 

 

J'apprécierai toujours votre façon de voir

Ce qu'il y a de beau lorsque tombe le soir

Au détour d'une idée quelle que soit sa nature

Vous pouvez la sauver et la rendre plus pure

Emmenez-nous encore dans ces douces prairies

Où je pourrai vous suivre et chanter nos folies

Non pas à la manière de Johnny et consort

Mais à notre façon sans conjurer le sort

 

            J'aime assez cette fin, preuve de notre confiance,

            Je vais donc terminer cette fille liée

            Par la joie, la douceur et, bien sûr, l'espérance

            Que l'on garde toujours quand on est l'affilié

            Du parti des oiseaux, des chiens et de l'amour

            O-C-A, quel beau sigle, c'est presque l'océan !

            On y accepterait tous les "fous", sans détour

            Nous n'y aurions, jamais, aucun gouvernement .

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