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Os
tant soir
Et
nous y revoilà ! On gratte les chemins ?
Pour
trouver sous nos pas de sublimes chagrins
Je
n'ai plus cette envie de créer des mystères
De
plier, de casser des cailloux sur la terre
Le
chemin n'est pas long, mais il est incongru
Même
avec des ch'veux longs, on peut se sentir nu
L'histoire
nous dira si les sinuosités
Qu'on
a prises valaient tous ces chemins détournés
Il doit bien exister sur
cette foutue planète
Un endroit d'où s'élance
une route plus nette
Un grand lac où l'on peut
vagabonder à l'aise
Sans risquer d'un coquin
l'une ou l'autre fadaise.
Oui je sais qu'on ne peut
changer la face du monde
Avec quelques refrains et
quatre pas de ronde
Oui mais je continue et je
reste debout
Avec au bord du coeur mes
idées à trois sous
Laissez
moi y glisser les quelques sous que j'ai
Pour
que toutes vos idées deviennent à six sous
Et
les petites chansons que je peux entonner
Adouciront,
j'espère, ce chemin un peu fou
La
guitare à la main, nous pourrons admirer
Le
soleil qui se couche par-delà les montagnes
Aucun
obstacle ne changera ces idées
Nous
dévaliserons tous les mats de cocagne
Ces investissements ne vont
ruiner personne
Et n'orneront pas plus nos
têtes de couronne
Mais c'est la notre but
pourvu qu'on nous permette
De chanter dans les rues
toutes nos chansonnettes
Votre guitare s'accorde
avec mon violon
Et nos âmes sont prêtes
à forcer l'horizon
Nous sommes occupés à
transcrire "Les Pensées"
Qui pourrait deviner où
est leur destinée ?
Ce
ne seront jamais que de simples pensées
Qui
nous passent par la tête sans qu'on y prenne garde
Que
nous posons ici par soucis d'amitié
Comme
tous les êtres humains, qui se croisent et bavardent
Si
elles n'étaient pas dites elles s'envoleraient
En
passant par-delà les tours et les nuages
Si
je les écris c'est parce que ça me plait
Elles
n'ont donc pour moi aucun autre usage
Laissez-moi vous confier,
parfois je m'interroge
Vaut-il mieux être lu que
d'écrire ce qu'on aime
J'avoue que bien souvent je
nous couvre d'éloges
En parcourant le soir ces
rimes que l'on sème.
J'adore en solitaire
m'offrir une "Folie"
Ce plaisir qui, parbleu! ,
ne m'est pas interdit
Et lorsque est terminée
cette paisible envie
J'essuie une petite larme
et je nous applaudis
Tout
ceci est bien vrai et sûrement indéniable
Car
ces folies...pensées font bien partie de nous !
Mais
ne seront jamais que des châteaux de sable
Que
nous laissons glisser de nos rêves de fous !
L'esprit
humain, un jour les feront disparaître
Car,
où est l'importance de ces mots déclamés
Ils
ne pourront donner de richesse à un être
Qu'en
charmant ses loisirs...en changeant ses idées !
J'aime bien les châteaux
et vous le savez bien
Surtout ceux que l'on dit
érigés en Espagne
Imaginez ces tours au détour
des chemins
Où l'on peut s'isoler sans
se trouver au bagne
Et grimpant tout là-haut
au plein milieu du ciel
Rencontrant un nuage éperdu
dans un rêve
Qui ne ressemble à rien et
renie l'essentiel
Sauf à ces rimes étranges
qu'une pensée soulève
Oui,
je sais, les fantômes sont toujours bien présents !
Dans
nos coeurs, dans nos vies, dans tous nos errements !
Mais,
le fait de savoir que tous les ingrédients
De
l'amour font partie du moment, du présent,
Aide
à mélanger les nuages et les vents
Et
fleurir les donjons et les tours tout autant
Même
si quelquefois j'aime ce sentiment
Qui
me fait dire comme vous "c'était le bon vieux temps"
!
On sait tout le passé mais
jamais le futur
Les chemins sont nombreux
sauf ceux que l'on connaît
Il faut chercher en soi
mais c'est parfois très dur
Et nos folles pensées sont
remplies de secrets
Qui pourrait me prédire où
m'emmène le vent ?
Dans lequel je m'envole
sans même me retourner
Et sans me demander si le
ciel est devant ?
Et que je connaîtrai quand
il sera tombé.
Je
ne sais si ce futur est très important
Puisqu'il
n'existe pas, ou du moins pas encore
L'important
n'est jamais que le moment présent
Car
il nous faut le vivre, par l'esprit et le corps
Alors,
nous verrons bien ce qu'il faut endurer
Car
la vie est un plat quotidien à goûter
Qu'il
soit doux ou piquant, il faudra le manger
Tant
que l'appétit ne nous aura pas quitté !
Demain c'est le soleil ou
peut-être la pluie
Demain c'est le réveil ou
peut-être l'ennui
Mais pourvu qu'il arrive
avec ou sans amie
On n'saura que trop tard
quel en était le prix
Aura t'il pour nos coeurs
un tout petit regard
Ou fera t'il semblant de ne
même pas nous voir
Faut t'il faire un grand
feu et lancer des pétards
Ou le laisser s'ancrer au
fond de nos mémoires
Je
n'aime pas tellement le bruit de vos pétards
Ca
me fait sursauter lorsque je fais la sieste
Je
préfère la douceur d'une musique bizarre
Qu'elle
vienne du nord, du sud, de l'ouest ou de l'est
Lorsque
je m'y installe, je n'attends rien du tout
Car
mon coeur et mon âme y ont leurs habitudes
Les
violons, les tambours, les flûtes ou les bignous
Me
font planer sans fin dans une douce quiétude
Quand je parle pétards, je
n'entends pas vacarme
Mais un geste quelconque
provocant le hasard
Car je reste un rêveur qui
s'endors sous le charme
De la douce musique
s'envolant de notre art
Oui j'ai bien dit notre
"art" et j'en tire fierté
Si nos premiers regards
furent pour un ballon rond
Ce n'est pas le hasard qui
nous a fait chanter
Et c'est dans cette liesse
que nous continuons
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