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Les Pensées

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Les Pensées

        

 Pope Hourri

1
Tous les mélanges possibles devraient être accomplis
Pour que sur cette terre nous puissions vivre en paix
C'est un très joli rêve que je présente ici
Ce rêve est illusoire, car l'humain est trop laid
Dans son coeur, dans son âme et dans toutes ses pulsions
Qui lui font faire, sans cesse, des actions mémorables
Il ne veut que ce qui lui rapporte des "ronds"
Je ne trouve plus mes mots : "horriblabominable" !

Pourtant c'est bien connu que notre bonne vieille terre
Peut produire à elle seule, sans se mettre en colère,
Suffisamment de biens pour nourrir tout son monde
Et permettre à chacun de rentrer dans la ronde.
Mais vous l'avez écrit, ce rêve est illusoire,
On ne peut que penser, dans son lit, chaque soir
On ne peut que pleurer et peut-être espérer
De partir bien avant de voir tout exploser

2
Les espoirs ne sont plus pour nos petites vies
Mais pensez donc un peu aux enfants qui viendront
Et qui vont bien devoir assumer leur survie
Dans ce monde qui ne pense jamais à l'unisson
Que peut on espérer ? Que va-t'il se passer ?
Nous ne le saurons pas, puisque nous voguerons
Dans d'autres dimensions, bien loin des P.I.B,
Déficit, bénéfices...tous ces "trucs" à la con...

Mais le plus malheureux, quand nous disparaîtrons
Même si tous ces cons nous suivent dans le sillon,
C'est qu'il en viendra d'autres et peut être même pis
Pour semer la terreur du fin fond de leur lit.
Au bureau, à l'usine ou bien dans la cuisine
A Noël ou à Paques ou à la sainte Cécile
De midi à minuit, de l'automne à l'été
Jusqu'à c'qu'enfin la terre les envois tous dinguer

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Je vous l'ai déjà dit, la terre se fout pas mal
De notre vain passage sur sa belle surface
Nous sommes des animaux qui, tous, tant bien que mal
Essayons, ça et là, de trouver notre place
Il y en a bien sur qui veulent la place des autres
Mais c'est souvent comme ça chez les singes, les lions,
Nous ne sommes pas ici pour prêcher en apôtres
Car la plupart des hommes fait partie de ces c...

Racontez-moi plutôt comment se promener
Avec le nez en l'air par dela les chemins
Evitant de tomber face à ces négriers
Qui n'ont ni foi ni loi et le regard félin.
Au lieu de se cogner à chaque carrefour
Et de prendre des coups au corps et puis au coeur
Sans jamais se permettre de les rendre en retour
On se retrouve nu au décompte des heures.

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Nous avons déjà fait une partie du parcours
Qui mène à la nature en délaissant la ville
Là, au moins, il n'y a pas à chaque coin de rue,
Un arnaqueur en herbe qui vous prend pour débile
Et qui veut vous apprendre comment vivre heureux
Par l'achat d'un engin ou d'un peu de cette poudre
Permettant de supporter le poids de ce jeu
Mais qui met dans la tête bien plus fort que la foudre !

Quand la nature se fâche, découvrant sa colère
Sans se préoccuper de l'endroit ou elle frappe
Que ce soit dans la ville ou un pays désert
Elle avance en aveugle et c'est son handicap
Car ces hurluberlus déguisés en vendeurs
De joies, de rêves ou même de légendaires bonheurs
Se fondent dans la masse, inconscient de la peur
Qu'ils jettent dans les cours, y semant le malheur

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Mais voilà ! Ces histoires deviennent des habitudes
Qui font naître en certains un peu de lassitude
Quand on voit un peu partout des gens dans la rue
Couchés sur les trottoirs même quand il a plu 
Ou gelé et qu'on se dit que c'est "trop injuste"
Et qu'ils ont du courage, un carton sur le buste
Nous acceptons tout ça en étant étonnés
Que les gouvernements ne peuvent les aider...

Vous reparlez sans doute de ces premiers d'la classe
Qui connaissaient l'histoire sur le bout de leur doigt
Multipliant les points et les notes "interclasse"
Mais ne pouvant pas suivre nos courses au fond des bois.
Ils se sentaient grandioses et puis ils ont grandi
Ils ont refait le monde à grands coups de "partis"
En contournant les lois, ils vivent en théorie
Et les autres ils rêvassent que la terre est jolie

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Ce n'est, du moins je crois, pas une question d'études
Car si nous n'avions fait que l'école buissonière
Nous ne pourrions, sans doute, pas avoir " l'habitude "
Oh quel mot ! Disons plutôt l'envie singulière
De deviser entre nous en rimes heureuses
Car les mots nous furent appris, vous souvenez-vous,
Sur les bancs des écoles où l'anarchie joyeuse
Nous a appris à nous occuper bien de nous !

Voici que me reviennent, plus claires que tout un ciel
Ces images d'un autre age mais tellement réelles 
D'un maître nous montrant de la vie... l'essentiel
De la règle de trois, du singulier pluriel.
Ils nous ont dit les mots, mais aussi les oiseaux
Nous ont appris les chiffres et "ré mi fa si do"
Et si ces fameux bancs étaient la, je l'assure
On pourrait y revoir des folies en gravures

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Les vestiges de notre art que nous mîmes sur ces bancs
Font partie du passé et ce depuis longtemps
Puisque tout maintenant doit être propre et net
Ils auront nettoyé la moindre des "chiclette"
Collée à l'interieur des banquettes en bois
Les auront recyclées pour en faire "dieu sait quoi"
Il nous reste des images, toutes un peu iréelles,
Du temps où nous batissions notre esprit rebelle

Je ne sais si l'on peut vraiment parler de l'art
Que l'on fit avec l'encre et le papier buvard !
Mais si nous visitions ces nouvelles écoles
Nous trouverions pour sûr de futures idoles
Qui ont trouvé aussi des moyens à la mode
Pour exprimer leur art d'une façon bien commode
Car si la plume "ballon" est peu dépassée
Il est sur le marché d'autre source d'idées

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On trouve dans nos boites sur d'éminents "folders"
Des gadgets, des machines, des pommades des cachets
Des autos, des "OGM" et du nucléaire
Des ampoules au mercure...de fabuleux projets !
Toutes ces technologies nous aident évidemment
A ne pas contracter une forme d'usure
Pour nos mains, nos pieds et aussi nos "cerveaux lents"
Mais on oublie, souvent, notre Mère Nature !

On l'oublie et pourtant, il est plus que certain
Que la nature possède tout ce qu'on a besoin !
Que ce soit pour soigner notre tête ou nos coeurs
Ou bien pour faire tourner la plupart des moteurs.
Est-il si important de nommer "machin chose?"
La plupart de ces "trucs" que la science nous impose
Alors que tout se trouve dans les plantes et la terre
Et que l'on pourrait même y cacher nos misères

9
Ne parlons pas toujours de toutes nos misères
Parlons aussi un peu de toutes nos victoires
De l'imagination qui rythme dans les airs
Les phrases que nous posons sur nos écritoires
Je sais bien que tout ça est par trop subjectif
Mais il est doux de penser aussi au bien-être
Et de ne pas rester, chez soi, contemplatif
A attendre l'instant où l'on pourra renaître !

Dans ce cas, j'en profite pour ouvrir mes armoires
J'en refouille tous les coins jusqu'au moindre tiroir
J'aimerais retrouver toutes ces simples histoires
Et remarcher sur l'eau sans avoir peur du noir.
En regardant là-haut s'envoler la mésange
Pour aller se poser sur une pierre étrange
J'ai pensé que peut-être elle voulait retrouver
Le nuage et la tour qu'elle a tant adoré

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