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Les Pensées

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Les Pensées

        

          Les Sens

 

            J'ai souvent bien du mal à définir la chance

            Que l'on a ici bas à regarder les choses

            Qu'elles soient immuables ou bien sans importance

            Qu'elles soient Niagara ou pétale de rose

            Nous vivons sur la terre sans trop savoir pourquoi

            Et le fait de le dire pose bien la question

            La plupart de nous tous peut dire "c'est vrai je vois"

            Mais ne saura jamais quelle en est la raison !

 

Je me plonge volontiers dans ce domaine étrange

Où les mots les plus simples cherchent leur destinée

Leurs significations nous font croiser les anges

Peux t'on rire et pleurer devant une pensée ?

Celle qui vient au jardin saluer le printemps

Si petite peut-être mais si belle en couleur

Ou celle qui ranime pour un très court instant

Les plaisirs que l'on garde bien profond dans le coeur

 

 

            La vue est définie, elle est un de nos sens,

            Le regard, quant à lui, est toujours subjectif

            On peut trouver petite une météore immense

            Sauf si on la regarde au téléobjectif

            Tout est question de goût sur cette vielle terre

            Le bon et le mauvais ne peuvent se définir

            Chacun a ses idées, ses images qu'il préfère

            Afin de les enfouir dans ses vieux souvenirs

 

Les yeux, nous dira-t-on, sont le miroir de l'âme

Mais quand ils sont fermés peut-t-on lire en dedans ?

Et lorsque l'on étreint et que le coeur s'enflamme

Est-il possible au moins d'y voir les sentiments ?

Ou quand ils sont noyés sous les pluies du chagrin

Ou toutes autres raisons que la vie nous apporte

Ont-ils en leur réserves l'un ou l'autre moyen

De montrer aux amis qu'on leur ouvre la porte 

 

 

            Quand les yeux sont fermés, il faut lire dans le coeur !

            Mais il faut pour cela mélanger tous les sens

            Et surtout tout sentir sans redouter la peur

            Que l'on pourrait avoir devant un vide immense

            Car c'est là que l'amour peut montrer son visage

            On le goûte, on le touche, on le voit, on l'entend

            Il submerge l'esprit et peut être davantage

            Et c'est sans doute alors que vraiment on le sent !

 

Et le coeur se détend et ouvre en grand ses bras

La douceur de l'instant se transforme en toujours

Recevant de l'amour sans autre embarras

Les bienfaits qui se cueillent à la tombée du jour

Entendre les louanges de l'ange repenti

Voir enfin dans la lande le soleil qui se lève

Toucher à pleine main de bonheur envahi

Et goûter sans méfiance à ces minutes brèves 

 

 

            Il faut bien écouter quand la nature nous parle

            Et surtout bien comprendre ce qu'elle veut nous dire

            Elle ne nous appelle pas Jean Paul, Hervé ou Charles

            Mais elle nous fait entendre ses plus profonds soupirs

            Ne sentez vous donc pas ces parfums de dégoût ?

            Qu'elle a pour l'être humain et ses incompétences

            Lorsque ça lui prendra elle nous mettra au clou

            Et continuera sa paisible existence

 

Si je suis encore la je pourrai lui crier

"Mais tu as bien raison de vouloir nous survivre !

Les humains, sous prétexte, de faire une société

Te maltraitent en tous sens et piétinent tes cuivres"

Laissez-moi l'écouter tant qu'il est encore temps

Et puis la regarder préparer ses colères

Je crèverai, c'est sûr, sous les assauts du vent

Mais c'est la fleur aux dents que j'en resterai fier

 

 

            Pour respirer encore de l'air non pollué

            Faut-il s'expatrier jusqu'en Patagonie ?

            Ou jusqu'à l'Everest et puis le survoler ?

            Ou s'enfoncer sans cesse dans cette Amazonie ?

            Que l'être humain décime sans peur et sans vergogne

            Sans accepter le fait qu'il creuse son propre trou

            Au pays des aveugles nous sommes tous des borgnes

            Mais de toute façon tout le monde s'en fout !

 

Faudrait aimer la terre, la montagne et la mer

Les écouter vibrer sous le vent qui fredonne

Reformer cette chaîne dont nous parlaient nos pères

Qui, hélas en ce jour, n'intéresse plus personne

A part quelques rêveurs amoureux de chimères

Egarés ça et la dans un monde cruel

Les pieds nus dans le sable, criant dans le désert

"Aimez-vous sacrebleu sans chercher les querelles !" 

 

 

            Mais l'homme est un guerrier depuis la nuit des temps !

            A part, comme vous dites, quelques gentils rêveurs

            Il aime à s'assumer dans la boue et le sang

            D'ailleurs sa vie commence dans les cris et les pleurs !

            C'est pour ça qu'il a crée dieu à son image

            Afin de croire en lui et son "divin" pouvoir

            Il a juste oublié qu'il n'est que de passage

            Qu'il soit blanc, qu'il soit jaune, qu'il soit rouge ou bien noir !

 

Et puis un beau matin, ce dieu que j'ai créé

Est monté sur son âne et parti en fumée

Je ne l'ai pas cherché, il ne m'a pas manqué

Et je n'ai pas senti me venir de suée

S'il voulait revenir sur son grand cheval blanc

Je donnerais peut-être l'un ou l'autre égard

A son cheval bien sûr car à ce mécréant

Je n'aurai je le jure plus le moindre regard

 

 

            La faiblesse de l'homme est plus grande qu'on le croit

            Aussi grande que son envie de tout diriger

            Quand il entend un bruit, il se met aux abois

            Et s'il voit un moyen, il va jusqu'à tuer

            En se cachant, bien sur, derrière sa religion

            Que ce soit, maintenant, par quelques islamistes

            Ou il y a quelques temps avec l'inquisition

            Mais je ne suis pas là pour en faire la liste

 

Je n'en ai rien à faire de ces gens qui se sentent

Supérieurs à leurs frères au fond de leurs pensées

Car je crois que chacun a des envies latentes

Mais la manière devrait ne pas être imposée.

Oui je sais que mon coeur est un panier percé

Que toujours mon esprit navigue au gré du vent

Je préfère les odeurs du chocolat glacé

Que cette âcre fumée et ces cris déchirants

 

 

            J'en connais un qui dit "Nous sommes tous des soeurs"

            Mais je préfère, en fait, continuer mon rôle

            Car j'ai beaucoup de frères de sang ou bien de coeur

            Des gentils, des sérieux, des doux ou bien des drôles

            Mais je refuse, en somme, toute forme de fanatisme

            Qui fait croire à certains qu'il faut assassiner

            Celui qui croit un peu aux vertus de l'altruisme

            Et qui ne veut jamais en un "seigneur" prier

 

J'ai prié mes amis de partager mon vin

J'ai prié mes ennemis de me laisser tranquille

Les premiers ont chanté jusqu'au petit matin

Les autres déambulent dans les rues de la ville

Je respecte les gens qui respectent la vie

Pour les autres je n'ai que de l'indifférence

Et je crois que la terre peut devenir amie

Si un jour on bannit toutes les différences 

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